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29 novembre 2023 - Agriculture, Relations Humaines & Coaching

Le bien-être des salariés profite au bien-être de l’exploitation

Temps de lecture 4 minutes

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Que faut-il mettre en place pour améliorer sa performance d’entreprise ?

Les conditions de travail de vos salariés sont des facteurs de fidélisation et sont à valoriser. L’objectif est d’agir sur leur confort au travail, le sens des missions qui leur sont confiées et leur bonne compréhension du projet de votre exploitation.

Un cadre légal

La qualité de vie au travail, plus communément appelée la QVT, regroupe différents enjeux pour les entreprises. Elle vise à assurer l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la lutte contre toute discrimination, l’amélioration de la mobilité des salariés ainsi que l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés.

La négociation sur la QVT constitue une obligation légale pour les entreprises d’au moins 50 salariés. Cette négociation donne lieu à un accord qui a pris un nouveau tournant avec la loi « santé au travail » de 2021 (applicable en mars 2022), puisque la QVT devient la QVCT (qualité de vie et des conditions de travail ). Elle intègre désormais les questions liées aux conditions de travail.

Un enjeu de fidélisation

Au sein des exploitations et entreprises agricoles, il s’agit de favoriser l’engagement des salariés autour du projet de l’exploitation et de donner davantage de sens au travail des collaborateurs. Le monde agricole est confronté aux changements environnementaux, à une concurrence économique avec des prix tendus sur les produits. Il est en pleine mutation dans ses modes de production, il convient de faire régner une atmosphère d’entraide et de collaboration. L’employeur doit pouvoir répondre aux interrogations des salariés : « Quel sens à mon travail  ? », « Quelle est ma contribution aux efforts de l’entreprise ? », « Pourquoi y va-t-on et comment ? »

Quelques actions à envisager

La qualité de vie et des conditions de travail se coconstruit avec toutes les parties prenantes (salariés, chefs d’équipe, représentants du personnel). Tous sont acteurs du bien-être au travail. Une exploitation qui emploie beaucoup de main-d’œuvre saisonnière ne doit pas négliger ces aspects, notamment dans la fidélisation de ses collaborateurs. Vous pouvez mettre en place des questionnaires anonymes qui vous aideront à recueillir l’avis de vos employés sur leurs attentes, leur charge de travail, le type de véhicule à acheter, l’adéquation des horaires…

Le secteur agricole est le premier employeur de main-d’œuvre en France. Les exploitants doivent valoriser l’image de leur exploitation, renforcer l’attractivité de leurs métiers, favoriser l’intégration des nouveaux salariés et mieux fidéliser le personnel.
La mise en valeur du poste de travail est importante et ne doit pas être négligée. Il s’agit d’avoir le matériel adapté et de qualité. Vos salariés apprécieront d’avoir des tracteurs climatisés, des nouvelles technologies performantes, un bureau ou un véhicule confortable, des espaces de détente ou de partage : la santé d’une entreprise passe par la santé et le bonheur de ses équipes !

Il convient aussi de pouvoir offrir à vos employés un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle, par exemple en leur permettant la flexibilité du temps de travail par des horaires individualisés, en adoptant la semaine de 4 jours, en instaurant des congés pour enfant malade, en facilitant la prise de congés, en proposant du télétravail pour les postes qui le permettent…

Concernant le télétravail, les salariés y ont goûté et en redemandent ! Si cela vous concerne, tous les postes ne sont pas télétravaillables et il faut l’expliquer. Ensuite, il faut allier télétravail et organisation de l’exploitation, établir une charte et appliquer le droit à la déconnexion. Par ailleurs, il convient de trouver aussi l’équilibre entre l’isolement et le travail en équipe.

Par Christelle Dupin-Rappart, Responsable juridique du service social Cerfrance Midi-Méditerranée

Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » mai, juin, juillet 2023 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.

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28 novembre 2023 - Artisans du btp, Développement d'activité

Enquête de conjoncture dans le secteur du Bâtiment – novembre 2023

Temps de lecture 1 minute

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Pour le mois de novembre 2023, le climat des affaires s’assombrit de nouveau, son indicateur subit une très légère baisse (102), mais reste toujours au-dessus de sa longue période (100).

Téléchargez l’enquête de conjoncture Bâtiment de novembre 2023 réalisée par l’INSEE en cliquant ici.

Vous pouvez également retrouver l’enquête de conjoncture du mois d’octobre 2023 >

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Découvrez notre offre Bâtiment Compta & Conseil en cliquant ici.

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27 novembre 2023 - Information Cerfrance

Actualités de la semaine : mesures agricoles dans le projet loi de finances 2024, transmission d’exploitation…

Temps de lecture 2 minutes

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Retrouvez toute l’actualité qui impacte les chefs d’entreprise.

En coulisses…
Les principales mesures agricoles annoncées dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024

Dans le cadre du projet de loi de finances 2024, découvrez les mesures agricoles annoncées.

Pour en savoir plus >

Transmission d’une exploitation agricole : pourquoi l’anticiper ?

La transmission de son exploitation agricole impacte beaucoup d’éléments qu’il faut préparer. Votre équipe conseil Cerfrance vous accompagne pour réussir votre transmission et vous projeter vers un nouveau projet de vie en toute sécurité.

Pour en savoir plus >

Accidents du travail, le monde agricole particulièrement touché   

Parmi l’ensemble des individus touchés par les accidents du travail, près de 15% sont issus du monde agricole. Afin de sensibiliser aux risques professionnels, le gouvernement vient de lancer une large campagne de communication à laquelle le ministère en charge de l’agriculture s’est associé.

Pour en savoir plus >

Les formations

  • 4 janvier : Transmission du patrimoine et protection de la famille
  • 9 janvier : Gestion financière de l’entreprise et du patrimoine

Accédez à toutes nos formations >>

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23 novembre 2023 - Informatique & Conseil digital

Cybersécurité : les bonnes pratiques

Temps de lecture 1 minute

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La cybersécurité est un enjeu majeur actuellement, il est crucial de connaître les bonnes pratiques pour protéger ses données en ligne.

Découvrez les quatre bonnes pratiques pour votre cybersécurité à mettre en place au sein de votre entreprise :

  1. Assurez-vous de maintenir à jour votre navigateur, utilisez la navigation privée pour éviter le stockage de données sensibles, et soyez vigilant en évitant les réseaux wifi inconnus lors de la connexion de vos appareils.
  2. Protégez votre sécurité en ligne en limitant la divulgation de votre numéro de téléphone, en restant vigilant face aux appels et SMS de numéros inconnus et envisager la double authentification.
  3. En cas de faux documents à signer ou emails frauduleux, ne pas hésiter à contacter les expéditeurs pour s’assurer de leurs authenticités.
  4. Travaillez avec des espaces de stockage externes, et ou depuis le cloud/One drive pour s’assurer leurs disponibilités.
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22 novembre 2023 - Artisans du btp, Informatique & Conseil digital

Le numérique pour les artisans du bâtiment 

Temps de lecture 5 minutes

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Que faut-il mettre en place pour améliorer sa performance d’entreprise ?

Bien que la priorité pour un artisan du bâtiment soit de gérer et développer son activité au quotidien, il devient indispensable en tant que chef d’entreprise avisé d’intégrer le numérique dans son entreprise afin d’optimiser son organisation, répondre aux prochaines réglementations en matière de facturation électronique, sécuriser son système informatique, se démarquer de la concurrence, améliorer sa visibilité et gagner de nouveaux chantiers.

Les trois actions numériques prioritaires

Elles vous sont recommandées par Cerfrance Poitou-Charentes pour améliorer la productivité dans votre entreprise :

  1. Intégrer des outils numériques pour faciliter les process, répondre aux obligations réglementaires et gagner en productivité : la mise en place d’un système de prise de rendez-vous en ligne ou l’utilisation d’une solution de devis et de facturation ou de gestion commerciale (obligatoire avec l’arrivée progressive de la facture électronique et des plateformes de dématérialisation) peuvent améliorer l’efficacité opérationnelle de l’artisan.
  2. Mettre en place un suivi et des analyses régulières de son activité : La mise en place de tableaux de bord pour suivre les performances de l’activité de l’entreprise permet redresser rapidement une trajectoire, d’identifier les sources de coûts et de rentabilité et de prendre les bonnes décisions au bon moment.
  3. Sécuriser les données de son entreprise : La sécurité des données en ligne est cruciale pour protéger les informations des clients et de l’entreprise contre les cybermenaces. Les premières actions à mettre en place sont simples et peu coûteuses même pour les TPE. Renseignez-vous.

Pour aller plus loin dans la numérisation de son entreprise

L’artisan du bâtiment peut également mettre en place différentes actions de communication digitale pour améliorer sa visibilité sur le web, développer sa notoriété, capter et fidéliser des clients. Voici un plan d’action type pour un artisan du bâtiment :  

  • Créer son site Web : Un site Web professionnel permet à un artisan du bâtiment de présenter ses services, son expertise et ses réalisations. Il doit être convivial, informatif et adapté aux appareils mobiles.
  • Référencer son site Web avec de l’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO) : Le travail de SEO aide à améliorer le classement du site Web de l’artisan dans les résultats de recherche. Cela permet d’attirer davantage de clients locaux qui recherchent des services de construction et/ou de rénovation.
  • Mettre en place une stratégie de contenu : La création de contenu utile et informatif, comme des articles de blog sur des sujets liés à la rénovation, des brèves sur des astuces de professionnel, des témoignages clients en vidéo, des photos de réalisations avant/après avec l’explication des différentes étapes du chantier peuvent aider à établir l’expertise de l’artisan et à améliorer la visibilité en ligne.
  • Mettre en place et gérer ses réseaux sociaux : Les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et LinkedIn peuvent être utilisés pour partager des projets de l’artisan, des témoignages clients et des actualités de l’entreprise. La gestion des réseaux sociaux aide à créer une présence en ligne engageante.
  • Gérer la publicité en ligne de son entreprise : Des campagnes de publicité ciblées sur les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux peuvent aider à attirer de nouveaux clients.  
  • Gérer ses avis clients en ligne : Les avis clients sur des plateformes comme Google My Business sont importants pour la réputation en ligne de l’artisan. La gestion des avis peut aider à gérer les retours clients de manière positive.
  • Communiquer régulièrement par le biais de newsletters ou de campagnes emailing sur les services, les nouvelles offres, les promotions du moment, les événements ou les actualités de l’entreprise permet de rester en contact avec sa clientèle et de susciter de nouvelles demandes de devis.
  • Analyser ses résultats en choisissant les indicateurs de performance les plus pertinents par rapport aux objectifs fixés.

Le service conseil numérique de Cerfrance Poitou-Charentes peut accompagner les artisans du bâtiment à identifier les points d’amélioration au niveau numérique au sein de leur entreprise, mettre en place un plan d’action sur-mesure par rapport aux priorités des chefs d’entreprise, proposer des accompagnements individualisés ou collectifs et mettre en place des solutions numériques répondant aux besoins spécifiques des artisans.

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21 novembre 2023 - Veille économique & Prospective

Amazon : qui peut encore lutter ?

Temps de lecture 9 minutes

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L’univers de la consommation, jadis bouleversé par la Grande distribution, se trouve désormais révolutionné par l’émergence de plateformes numériques, de « places de marché » virtuelles, dont Amazon campe une figure emblématique.

Si l’on se contente couramment de rappeler que la plupart des PME1 industrielles ne pèsent pas face aux 4 majors de la Grande distribution, c’est aussi ignorer l’influence grandissante et le poids d’Amazon.

Michel-Edouard LECLERC, l’un des pionniers les plus aguerris que compte le commerce des biens & services, reconnaît humblement avoir été totalement surpris, bluffé même lorsqu’il a appris l’achat par Amazon de la première chaîne de magasins Bio aux Etats-Unis. Jamais il n’aurait imaginé qu’Amazon investisse un jour le secteur des magasins physiques…

Amazon vise le leadership dans tous les compartiments du jeu commercial. Eh non, il ne boude pas l’acquisition de magasins physiques si c’est une clé d’implantation dans un pays. Logique en cours au Royaume-Uni où Amazon a récemment fait ses premières armes, ouvrant un magasin alimentaire et un second dans le non-alimentaire.

En France, s’il est de bon ton d’affirmer que nombre de consommateurs résistent à la déferlante d’Amazon, les faits sont têtus : 1 adulte sur 2 achète sur Amazon (cf. infographie AMAZON France). Et, une étude d’impact récente montre que 10% seulement des Français boycottent Amazon.

Interviewé sur les ondes de France Inter, Philippe MOATI2 résume notre ambivalence hexagonale : « Il peut y avoir un conflit entre le consommateur et le citoyen. Généralement, en France, le consommateur parle plus fort que le citoyen ».

C’est signé Amazon…

Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, a fait de la satisfaction client sa priorité absolue. D’ailleurs, son logo illustre un sourire.

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Il se plaît à répéter que le succès d’Amazon, ce sont les clients qui le font. Sans ignorer que ce sont aussi les salariés qui y contribuent.
En France, en 2021, pour mieux les fidéliser, Amazon a doublé la prime d’Etat (énergie). En outre, chaque salarié en CDI se voit verser
une action, estimée à plus de 3 000 €.

Amazon France, c’est…

  • 25 millions de clients.
  • 1 milliard d’euros de reversements d’Amazon à la France.
  • Beaucoup de turnover (dont le coût global pour Amazon est estimé à 8 milliards d’euros à l’échelle mondiale).
  • 1 flotte de véhicules utilitaires. Lesquels, contrairement aux poids lourds, peuvent rouler 24/24 en l’absence de réglementation.
  • 1 slogan : Option client > Toujours plus haut > Tourné action.

Réussite commerciale : une seule clé ouvre toutes les portes !

Le concept gagnant d’Amazon tient en quelques mots : maximiser le nombre de clients, inonder la planète de la consommation, quitte à rogner sur la marge commerciale.

Dit autrement, c’est une marketplace (place de marché), laquelle consiste à mettre en relation producteurs & consommateurs sans avoir à entreposer la marchandise. Deux avantages « massue » : ne pas avoir à immobiliser de capital dans la marchandise et, en cas d’invendus, ne pas en supporter la charge, la perte.

Au passage, Amazon se rémunère grâce à la mise en relation entre vendeurs et consommateurs.

Mais Amazon ne s’arrête pas là… Son véritable coup de génie, le cœur de son activité, c’est la gestion de la donnée qu’Amazon vend à des clients extérieurs, dont la CIA (cf. infographie AMAZON monde). Très profitable, elle permet de rentabiliser l’activité de commerce, allant même jusqu’à pratiquer du dumping sur cette dernière. C’est, à l’évidence, une concurrence féroce vis-à-vis des autres sites de vente en ligne mais également du commerce traditionnel en magasin.

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Le cercle « vertueux » de ce type de mastodontes, c’est le nombre de références. Dès lors, les clients sont globalement satisfaits. « Il est très difficile de « déloger » ce type d’entreprise qui atteint une position ultra dominante. Le succès appelle le succès ! », relève Philippe MOATI.

En parallèle, pour les consommateurs, l’attractivité est liée au nombre de clients qui ont laissé un commentaire pour nous guider vers notre option d’achat. Dynamique cumulative. « Celui qui prend de l’avance est indélogeable… », affirme Philippe MOATI.

Exemple : vous tapez robinet de cuisine, s’affichent 60 000 références sur Amazon, et les algorithmes sont là pour nous guider, selon nos goûts et nos habitudes de consommation.

Sans oublier les innovations prodigieuses réunies chez Amazon. La place de marché, l’abonnement, et le Prime qui « menotte » les clients, les rendant surinformés & plus dépendants du site. Amazon, c’est une capacité sans faille pour capter nos goûts (lecture, émissions télé favorites, etc.)

Même les détracteurs, les principaux concurrents, reconnaissent humblement l’avance du service client chez Amazon. Mais Amazon ne s’arrête pas là…

Aux USA notamment, Amazon s’est lancé dans un vaste programme d’analyse des publicités. La plateforme propose à ses utilisateurs de l’autoriser à suivre leur navigation web pour voir sur quelle pub ils cliquent, à quelle heure ils le font. Objectif : pister les habitudes de consommation.

Autre proposition : scanner les tickets de caisse avec, pour contrepartie, 1 $ par ticket dans la limite de 10 tickets par mois. Rétribution en carte cadeau… carte Amazon bien sûr (!)

Amazon monde, c’est…

  • 250 millions de références sachant qu’un grand hypermarché n’excède pas
    100 000 références…
  • 50% du commerce américain. Aux USA, Amazon fait vivre 1 million de personnes.
  • Le 1/3 de la capacité mondiale du cloud : plus que Microsoft, IBM & Google réunis !

Un petit nuage au beau milieu d’un horizon anticyclonique

Faiblesse potentielle de toute plateforme de distribution, qui met en relation directe une offre et une demande de biens physiques, Amazon est confronté à des dommages collatéraux liés à cette hyper mondialisation. Citons pêle-mêle les conditions de travail, l’accidentologie ou encore des stocks d’invendus qui partent à la poubelle.

C’est un facteur de fragilisation que l’entreprise prend à bras le corps.

Sur son site d’Augny3 (Moselle), chaque équipe de 20 personnes commence sa séance de travail par 5 minutes de gym et d’étirements.

Exister face à Amazon…

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Faiblesse potentielle de toute plateforme de distribution, qui met en relation directe une offre et une demande de biens physiques, Amazon est confronté à des dommages collatéraux liés à cette hyper mondialisation. Citons pêle-mêle les conditions de travail, l’accidentologie ou encore des stocks d’invendus qui partent à la poubelle.

C’est un facteur de fragilisation que l’entreprise prend à bras le corps.

Sur son site d’Augny3 (Moselle), chaque équipe de 20 personnes commence sa séance de travail par 5 minutes de gym et d’étirements.

L’ouvrage de Philippe MOATI, particulièrement sourcé et dépeignant, chiffres en main, la force du géant américain du e-commerce, nous éclaire sur une posture majeure : ne surtout pas chercher à lutter contre Amazon. C’est le mur garanti !

En revanche, ce mastodonte, féru d’innovation et de bon sens en action, peut constituer un aiguillon fertile en direction de nos entreprises du monde rural et ce, indépendamment de leur taille.

Pour s’en convaincre, ce n’est certainement pas un hasard si Amazon avait pris place au sein des stands du dernier salon de l’agriculture, au cœur du pavillon dédié à l’artisanat et au patrimoine rural de France.

Sa spécificité française : la « Boutique des producteurs », un espace de vente lancé en 2018 au sein de sa marketplace, et dédié aux TPE et PME françaises du secteur agroalimentaire.

Fort de ses 400 producteurs hexagonaux, il distribue d’ores et déjà plus de 13.000 références. « On a l’ambition de proposer le choix de produits le plus large possible », assure Patrick Labarre, directeur de la marketplace Amazon France.

Les producteurs, TPE & PME qui travaillent avec Amazon5 disposent ainsi d’un accès direct aux 35 millions de visiteurs uniques de la plateforme. Pour les producteurs, c’est l’accès à la digitalisation sans avoir à investir dans leur propre site de e-commerce. Cerise sur le gâteau, c’est également pour eux la possibilité d’étendre leur zone de chalandise à l’international. En outre, pas besoin de capitaliser par ailleurs. Le modèle économique d’Amazon requiert de leur part un abonnement de 39 € par mois et 10% à 15% de facturation sur leurs ventes selon les produits. A l’heure où l’agilité et la souplesse sont de mise, c’est, sans nul doute, une grande liberté pour les producteurs qui ont choisi de commercer avec Amazon…

Et si la bonne question n’était pas plutôt : Comment vivre aux côtés d’Amazon ?

1 PME : Petites & Moyennes Entreprises.

2 Philippe MOATI : Professeur d’économie à Paris Diderot, spécialiste de la consommation. Auteur de : La plateformisation de la consommation. Sous-titre : peut-on lutter contre le géant Amazon ?

3 Amazon Augny : 18,5 hectares, l’équivalent de 75 supermarchés. 3 000 salariés + 1 000 intérimaires (Noël). 1 000 robots par étage qui se déplacent à partir des QR codes au sol.

4 Alibaba : 1,5 milliard de références, quand Amazon « plafonne » à 250 millions.

5 Parmi lesquels, des fromagers, charcutiers, producteurs de miel…

Notre rédacteur Cerfrance Poitou-Charentes :

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Michel DEBERNARD, Pilote de la Veille économique & Prospective
mdebernard@pch.cerfrance.fr
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20 novembre 2023 - Information Cerfrance

Actualités de la semaine : ouverture fonds accessibilité, avis d’imposition…

Temps de lecture 2 minutes

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Ouverture du fonds accessibilité pour accompagner les commerces et les établissements de proximité

Ce fonds a pour ambition d’accompagner les commerces de proximité, cafés, restaurants, hôtels ou encore les cabinets médicaux dans leur mise en accessibilité. Il permettra de financer à hauteur de 50%, dans la limite de 20 000 €, les dépenses d’équipements (rampes amovibles, vitrophanie, éclairage, etc.) et de travaux (travaux pour agrandir la largeur des couloirs, pour supprimer une marche à l’entrée, pour adapter les sanitaires, etc).

Pour en savoir plus >

L’avis d’imposition de la cotisation foncière des entreprises (CFE) est disponible sur impots.gouv.fr

Votre CFE est disponible en ligne dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr. La cotisation doit être réglée par un moyen de paiement dématérialisé : prélèvement automatique ou paiement en ligne, avant le 15 décembre 2023.

Pour en savoir plus >

Des précisions de dates sur le déploiement du passage à la facturation électronique   

Suite à l’annonce du report de la généralisation au passage à la facturation électronique en juillet dernier, aucun calendrier n’avait été annoncé. Aujourd’hui, même si la date d’entrée en vigueur de cette réforme est en cours de définition, des précisions ont été apportées.

Pour en savoir plus >

Bons d’achat et cadeaux de Noël attribués par le CSE : sont-ils exonérés du paiement des cotisations sociales ?

En principe, l’attribution de ces avantages est soumise à cotisations car ils représentent une rétribution que vous octroyez à vos salariés « en contrepartie ou à l’occasion » du travail effectué. Cependant, l’Urssaf admet par tolérance que ce type d’avantages soit exonérés du paiement des cotisations et contributions sociales.

Pour en savoir plus >

Les formations

  • 4 janvier : Transmission du patrimoine et protection de la famille
  • 9 janvier : Gestion financière de l’entreprise et du patrimoine

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L’agenda des évènements

  • 22 – 23 novembre : Salon Capr’Inov à Niort (79)
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15 novembre 2023 - Développement d'activité

Viable, Vivable, Vital : les 3 V de la réussite

Temps de lecture 3 minutes

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Comment mesurer la réussite d’un projet ? Quels indicateurs peuvent être retenus pour fixer des objectifs et valider leur atteinte ? Chaque entrepreneur, porteur de projet, se doit de s’interroger sur ces questions essentielles qui lui permettront de guider ses choix et ses orientations.

Mon projet est-il viable ?

Les critères économiques sont le plus souvent mis en avant pour attester de la bonne réalisation d’un projet. Est-il rentable, est-il viable ? Ce premier critère, essentiel et facilement mesurable, ne peut cependant être suffisant pour se satisfaire de l’atteinte de l’objectif fixé. Cette notion de viabilité peut revêtir des définitions très différentes entre plusieurs porteurs de projet. Gagner sa vie ? Gagner de l’argent ? Il convient de clarifier et préciser les attentes sur ce domaine, de fixer des objectifs en adéquation avec les besoins et souhaits de chacun des acteurs.

Mon projet est-il vivable ?

De plus en plus, les conditions de travail apparaissent primordiales dans la construction de projet. Quel temps passé au travail et dans quelles conditions ? Quel équilibre entre le projet professionnel et le projet personnel ? Est-ce vivable au regard des objectifs de vie définis ? Cette notion est souvent mise en second plan : « pour réussir, il ne faut pas compter son temps ». La passion et l’investissement des entrepreneurs sont les clés de réussite indéniables à tout projet. Il convient cependant de prendre en considération les équilibres de vie pour éviter d’avoir à choisir un jour entre son projet professionnel et son projet personnel, éviter un cruel dilemme qui impactera la vie de l’entreprise et de l’entrepreneur.

Mon projet est-il vital ?

Au-delà des questions économiques et organisationnelles, un troisième aspect domine les deux premiers : ce projet est-il vital pour l’entrepreneur ? Répond-il à ses passions, à ses valeurs, aux forces intérieures qui l’animent ? « Nous ne pouvons faire bien longtemps que ce que nous aimons faire ». Les motivations de chacun sont différentes, de l’attrait pour un métier à la vocation, de la volonté de créer à celle de faire perdurer une activité. Si l’environnement économique, politique et règlementaire impacte l’évolution des entreprises, le pilote demeure le rouage essentiel des orientations et du fonctionnement au quotidien. Être en phase avec ses aspirations personnelles est une clé majeure pour bien vivre son métier.

NOTRE CONSEIL :
Il vous appartient de savoir quel moment vous convient le mieux pour réfléchir à votre organisation. C’est peut-Suis-je en phase avec mes convictions ? L’organisation est-elle en cohérence avec mes attentes personnelles et celles de mon entourage ? La rentabilité répond-elle à mes objectifs ? Chaque entrepreneur positionnera ses niveaux d’exigence et ses curseurs en adéquation avec sa personnalité, en étant attentif à ne négliger aucun de ces 3 V (Viable, Vivable, Vital), clés de voûte et véritable boussole pour s’orienter, s’engager et se donner toutes les chances de réussir !

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Jérome Rouger,
Consultant chez Cerfrance Poitou-Charentes


Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » février, mars, avril 2022 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.

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14 novembre 2023 - Agriculture, Information Cerfrance

Les principales mesures agricoles annoncées dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024

Temps de lecture 3 minutes

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1. Revalorisation des seuils d’exonération de plus-values professionnelles des petites entreprises agricoles pour 2024

L’article 151 septies du CGI permet une exonération des plus-values professionnelles des exploitants agricoles relevant de l’impôt sur le revenu, sous réserve du respect de deux conditions : l’activité doit avoir été exercée depuis au moins 5 ans et le cédant réalise un montant de recettes qui n’excèdent pas certaines limites. 

Actuellement, l’exonération est totale jusqu’à 250.000 euros et partielle entre 250.000 et 350.000 euros. 

Un relèvement des limites de 250 000 € à 350 000 € pour le bénéfice de l’exonération totale et de 350 000 € à 450 000 € pour le bénéfice de l’exonération partielle est prévu dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024.

Cette revalorisation devrait être applicable pour les cessions réalisées à compter du 1er janvier 2024. Des modifications pourraient intervenir dans le cadre des débats parlementaires sur cette date d’entrée en vigueur. 

2. Revalorisation du seuil micro BA à 120.000 euros pour 2024 et 2025 

Actuellement, le régime du micro-BA s’applique en 2023 aux exploitants agricoles dont la moyenne des recettes hors taxe des trois années civiles précédentes (soit 2020, 2021 et 2022) n’excède pas 91 900 €. Ce seuil est actualisé tous les trois ans.  

Ce seuil de 91 900 € serait porté, de façon exceptionnelle, à 120 000 € pour l’application du régime micro-BA en 2024 et 2025. 

3. Provision de 150 euros par vache 

Pour compenser en partie la hausse de la valeur de leur cheptel, les éleveurs bovins devraient pouvoir bénéficier d’une mesure de défiscalisation en leur faveur. 

Bruno Le Maire, ministre de l’économie, a annoncé qu’une mesure exceptionnelle de soutien à l’élevage français devrait être mise en place et prendrait la forme d’une provision de 150 euros par vache, à hauteur maximum, de 15 000 euros par exploitation, soit cent vaches, afin de réduire l’imposition des éleveurs qui résulte de l’augmentation de la valeur de leur stock. 

Cette provision serait conditionnée à une hausse unitaire des vaches, de plus de 10%. 

La déduction pratiquée à la clôture d’un exercice serait rapportée au résultat imposable de l’exercice de cession ou de sortie de l’actif de l’animal, et au plus tard du sixième exercice suivant celui au titre duquel la déduction a été pratiquée. 

La déduction pourrait être pratiquée au titre des exercices clos à compter du 1er janvier 2023 et jusqu’au 31 décembre 2024. 

4. Autres mesures

  • Relèvement du plafond de la déduction pour épargne de précaution
  • Abaissement du taux de TVA à 5.5 % pour certaines des activités équestres (notamment pour l’enseignement et la pratique de l’équitation)
  • Reconduction du crédit d’impôt HVE pour 2024 

Ce texte est encore à l’état de projet, il conviendra d’attendre le vote définitif de la loi de finances 2024 en décembre 2023 pour être définitivement fixé sur ces modifications.

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09 novembre 2023 - Relations Humaines & Coaching

Prime de partage de la valeur ou intéressement, faut-il choisir ?

Temps de lecture 3 minutes

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Dans un contexte économique tendu, la question du pouvoir d’achat est au centre de toutes les préoccupations. Accompagner ses salariés, les attirer et les fidéliser est devenu incontournable. Des leviers existent et permettent de bénéficier d’avantages fiscaux et sociaux, tels que la prime de partage de la valeur et l’intéressement.

La prime de partage de la valeur

Mise en place en juillet 2022, la prime de partage de la valeur (PPV) remplace la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (PEPA). Elle vise à inciter les employeurs à verser une somme annuelle complémentaire à leurs salariés.

Cette prime collective peut être attribuée à l’ensemble des salariés selon certaines conditions (1). Son montant est plafonné à 3 000 € par an et par salarié. Ce plafond peut être relevé à 6 000 € en cas de mise en place d’un accord d’intéressement ou de participation dans l’entreprise, au cours du même exercice que celui du versement de la prime.

Versée entre le 1er juillet 2022 et le 31 décembre 2023, la PPV est exonérée d’impôt sur le revenu, de cotisations salariales et patronales et des contributions sociales (CSG et CRDS) pour les salariés dont la rémunération est égale ou inférieure à 3 Smic. Il est possible de la répartir en plusieurs versements (maximum un versement par trimestre).

L’intéressement

L’intéressement permet de gratifier vos salariés en contrepartie de l’atteinte d’objectifs. Il vise à les motiver et les associer à la performance de l’entreprise. La somme versée au salarié est limitée à 20 % du total des salaires bruts versés et à 32 994 € (plafond annuel en 2023).
Le dispositif est ouvert à toute entreprise, peu importe sa taille, et profitera à l’ensemble des salariés. Une condition d’ancienneté de trois mois maximum reste possible. Sa répartition est envisageable sous différentes formes : uniforme, proportionnelle au salaire, à la durée de présence, ou en combinant plusieurs de ces critères (2).
Le versement au salarié peut être immédiat ou placé sur un plan d’épargne salariale, auquel cas la somme est exonérée d’impôt dans la limite de 32 994 €. Quoi qu’il en soit, les sommes perçues au titre de l’intéressement bénéficient d’une exonération de cotisations salariales (sauf CSG et CRDS).

(1) La prime de partage de la valeur – Site du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique
(2) L’intéressement – Site du Ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion  

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Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » mai, juin, juillet 2023 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client. .