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02 décembre 2021 - Information Cerfrance, Viticulture & Cognac

Programme d’investissements des entreprises vitivinicoles – appel à projets 2022

Temps de lecture 1 minute

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Dans le cadre de l’OCM viti-vinicole, FranceAgriMer met en place un programme pluriannuel 2019-2023. Il a pour but de soutenir les investissements matériels ou immatériels consentis par les entreprises de production, transformation, conditionnement, stockage et/ou de commercialisation.

Retrouvez toutes les informations sur FranceAgriMer >

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30 novembre 2021 - Information Cerfrance

Covid-19 : La mise en place d’une aide « Loyers et charges locatives »

Temps de lecture 1 minute

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Pour certains commerces de détails et services interdits d’accueil du public, une nouvelle aide financière exceptionnelle a été créée portant sur les loyers ou redevances et charges. Elle fait suite aux restrictions d’activités ayant eu lieu lors du premier semestre 2021 pour lutter contre la propagation du Covid-19. Un certain nombre d’activités commerciales et de services peuvent y avoir droit.

Pour en savoir plus >

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30 novembre 2021 - Information Cerfrance

Covid-19 : Les aides sur les coûts fixes rebond

Temps de lecture 1 minute

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Les décrets concernant le dispositif « Coûts fixes rebond » et « Nouvelles entreprises rebond » sont parus au Journal Officiel. Il s’agit d’un dispositif complémentaire, qui va pouvoir bénéficier à un plus grand nombre d’entreprises et qui couvre une partie des coûts fixes relatifs à la période allant de janvier à octobre 2021. Les entreprises éligibles à l’aide doivent déposer leur demande, en une seule fois, sur le site impots.gouv.fr entre le 1er décembre 2021 et le 31 janvier 2022.

En savoir plus sur l’aide « Coûts fixes rebond » >>

En savoir plus sur l’aide « Nouvelles entreprises rebond » >>

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30 novembre 2021 - Agriculture, Veille économique & Prospective

Producteurs caprins : Être dans la course dans 10 ans (valorisation laiterie)

Temps de lecture 2 minutes

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Cerfrance Poitou-Charentes, c’est 380 élevages. Ces élevages, représentent en moyenne : 2,6 travailleurs, 343 chèvres et 130 ha SAU.

« Groupe caprins + cultures de vente »

(Produit culture ≥ 35 % du produit global)

Tri sur résultat / UMO (récolte 2020)

tableau-tri-sur-résultat

EBE / UMO : un écart qui s’accroît

Depuis 6 ans, EBE/UMO (graphe ci-dessous) s’écarte entre le quart supérieur et le quart inférieur. Il s’agit des résultats des élevages avec cultures de vente. Cet atelier cultures joue également sur les EBE, mais l’écart entre les deux groupes ne s’explique pas totalement par des différences de surfaces (moins de 10 000 €/UMO).
En moyenne sur 6 ans, le revenu disponible du quart inférieur est insuffisant avec 10 000 €/UMO, alors qu’il atteint 60 000 €/ UMO pour le quart supérieur.

graphe-ebe-umo

Pas de lien entre litres produits et prix de revient

Absence de corrélation entre le Prix de revient et le volume global de lait commercialisé. Par exemple, autour de 400 000 litres valorisés, le prix de revient peut varier entre 600 € et 800 € les 1 000 litres.
En d’autres termes, c’est le positionnement des composantes de charges et de produits les unes par rapport aux autres qui va déterminer le niveau de rémunération globale.

schema-ebe-umo

En moyenne, 90 % des éleveurs se rémunèrent à hauteur de 2 SMIC

Le prix de revient représente le niveau auquel il faut pouvoir valoriser le lait pour payer toutes les charges de l’exploitation
(MSA exploitant comprise) et rémunérer la main-d’oeuvre exploitant sur la base de 2 SMIC annuel (29 500 € net).
La moyenne des prix de revient, pour l’année 2020, est de 617 €/1000 litres, mais les écarts vont presque du simple au double
dans notre échantillon de 29 exploitations caprines.
Il est intéressant de noter qu’il n’y a pas de lien entre le prix du lait et le prix de revient.


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Nos rédacteurs Cerfrance Poitou-Charentes :

Michel DEBERNARD, Pilote de la Veille économique & Prospective

Arnaud MOUILLET, Conseiller d’entreprise

Guillaume Verdier, Etudes statistiques

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26 novembre 2021 - Gestion de patrimoine & Transmission

Quelle est la valeur de mon entreprise ?

Temps de lecture 4 minutes

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Impossible de répondre du tac au tac à une telle question. Une seule certitude : la notion de valeur est subjective et sera différente selon que l’on est vendeur ou acheteur. Tout l’enjeu de la démarche d’évaluation vise à dégager une valeur “de marché” qui rapproche les points de vue
des parties pour aboutir à la vente.

Qu’est-ce que la valeur ?

Il est admis qu’une entreprise se vend à la valeur vénale. Rien de plus naturel. Pourtant, comment définir la valeur vénale puisqu’il n’existe pas une, mais des définitions. Selon le Code de commerce, la valeur vénale “correspond au prix qui aurait été acquitté dans des conditions normales de marché”. Comment définir des “conditions normales de marché” ?

Du côté de l’administration fiscale, la valeur vénale s’apprécie par comparaison avec des cessions d’entreprises similaires et évoluant sur un même marché. Là encore, comment faire des comparaisons à l’échelle d’un marché local qui propose peu de transactions ? Pas facile, il faut bien l’avouer. Malgré tout, ces approches ont un point commun. Elles définissent la valeur par référence au marché. La valeur de l’entreprise correspond au prix acceptable par un acheteur.

La valeur de l’entreprise : une notion à géométrie variable

Faire de l’acheteur “le juge de paix” de la valeur de l’entreprise implique de se mettre à sa place, d’adopter son mode de pensée pour comprendre ce qui le pousse à s’intéresser à l’entreprise.

En la matière, les possibilités sont multiples. Une entreprise peut être attractive par ses résultats économiques mais pas seulement. D’autres motivations peuvent séduire un repreneur. Par exemple, le rachat d’une entreprise peut être une façon de “grandir” plus vite, d’éliminer, voire d’empêcher l’arrivée d’un concurrent. D’acquérir un savoir-faire, de se diversifier… et la liste n’est pas exhaustive. Chacune de ces motivations correspond à des profils d’acquéreurs différents : un créateur d’entreprise, un investisseur, une entreprise existante… et chacun aura sa propre logique de valorisation. Avec cette approche, toute entreprise, quels que soient ses résultats, a une valeur. Une entreprise déficitaire sera faiblement valorisée par un repreneur qui cherche un revenu. À l’inverse, une entreprise existante en recherche de croissance aura un autre regard. Pour elle, la reprise peut être synonyme de développement rapide, d’économies d’échelle et de rentabilité supplémentaire.

La valeur n’est pas seulement une affaire de mathématique

Valoriser l’entreprise ne doit pas se limiter à l’analyse des résultats économiques et à la mise en œuvre de modèles mathématiques plus ou moins complexes. La finalité de l’évaluation n’est pas seulement de “sortir une valeur” mais de trouver un acheteur, d’où la
nécessité de s’interroger sur les forces et faiblesses de l’entreprise pour construire un argumentaire à la vente.

Cette approche vise à mettre en place une véritable stratégie marketing tournée vers un objectif : la vente d’un produit (l’entreprise) au juste prix. Le juste prix devant s’entendre comme le prix acceptable par une catégorie de consommateurs (de repreneurs). Cela peut surprendre, mais vendre une entreprise, c’est comme vendre une voiture !

Inutile de chercher à vendre une 2 CV à quelqu’un qui recherche une Ferrari, un prix bas ne suffira pas à convaincre cet acheteur. À l’inverse, si vous ciblez un collectionneur de 2 CV, vous avez de bonnes chances de faire la vente.

Serge Thomas, conseiller d’entreprise

Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » Août Septembre Octobre 2021 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.

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24 novembre 2021 - Agriculture, PAC & Conseil agro-environnemental

Notre bilan carbone personnel

Temps de lecture 2 minutes

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Le bilan Carbone connaît un « succès croissant »… L’agriculture est entrée dans l’œil du cyclone (éructation des ruminants, retournement des sols…) mais elle a également une belle carte à jouer (contrats Carbone).

Comme pour enraciner cet enjeu majeur dans toutes les têtes, l’ADEME* vient de mettre en ligne « Nos Gestes pour le Climat »

Késako ? Un simulateur qui permet à quiconque de se situer, de connaître approximativement les tonnes de CO2 qu’il produit annuellement, comparativement à la moyenne nationale (9,8 tonnes par personne et par an).

C’est intéressant & formateur : approche globale calée sur nos habitudes de consommation & nos pratiques quotidiennes dans trois registres majeurs (transport – alimentation – logement). Au-delà du constat, nous sommes invités à retenir quelques voies d’amélioration, avec bonus évalué illico.

C’est rapide : 10 – 15 mn.

Un constat : une fois de plus, la viande « prend cher ». Si je suis omnivore et que j’envisage de devenir végétarien, j’améliore mon bilan carbone d’1 tonne environ. Etape intermédiaire : si je maintiens la viande uniquement le week-end, 760 kg de CO2 évités.

* ADEME : Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie. L’ADEME participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable.

Notre rédacteur Cerfrance Poitou-Charentes :

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Michel DEBERNARD, Pilote de la Veille économique & Prospective
mdebernard@pch.cerfrance.fr
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23 novembre 2021 - Artisans du btp, Comptabilité & Conseil en gestion

Hausse des matières premières : conséquences sur les devis

Temps de lecture 4 minutes

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Depuis fin 2020, la hausse des matières premières se généralise pour tous les produits phares des entreprises manufacturières ou de l’artisanat. Des hausses comme dans la filière bois qui peuvent atteindre jusqu’à 50 % ! Un casse-tête pour les entreprises d’assemblage ou de construction pour faire passer cette inflation dans les nouveaux devis.

Alors que la pandémie a mis à l’arrêt des pans entiers de l’économie et du commerce planétaire, les experts prévoyaient aussi un contexte déflationniste lié au ralentissement des activités. Or contre toute attente, la pandémie a désorganisé les approvisionnements, perturbant les échanges de matières premières, voire leur cycle de production. Ajoutons à cela la forte reprise de l’économie chinoise, toujours aussi consommatrice de biens à transformer comme de produits finis.

Les ruptures d’approvisionnement sont devenues légion, dans l’électronique par exemple avec les semi-conducteurs, ce qui met à l’arrêt certaines entreprises du secteur High-Tech. Les tensions sont observables aussi pour des produits beaucoup plus basiques, notamment dans le secteur de la construction où les stocks d’acier, bois d’œuvre et panneaux d’agglomérés ont fondu en quelques
mois. La demande des consommateurs pour les biens d’équipement ou le bricolage n’a pas faibli, alors que certaines usines ont été à l’arrêt plusieurs mois et peinent à rattraper le retard de production.

Les artisans et entreprises de la construction entre deux feux

En quelques mois, ces acteurs ont vu leur délai d’approvisionnement s’allonger, retardant les chantiers et déstabilisant leur organisation. Par ailleurs, la facture des travaux commandés a flambé, mettant à mal les devis signés par les clients depuis plusieurs mois. Un effet ciseau intenable pour certaines entreprises qui se retrouvent obligées de revoir à la hausse leurs devis. On imagine l’insatisfaction des clients qui subissent retard et augmentation des prix.

Les artisans et commerçants doivent faire preuve de pédagogie pour expliquer ces dysfonctionnements.

Une hausse durable des matières premières ?

La question majeure est de savoir si ces hausses sont durables et si la tension sur les matières premières va continuer.
Les experts sont divisés. Ce qui est certain, c’est que la demande ne va pas diminuer et que la reprise de l’économie post-Covid va inciter à la dépense, surtout que les classes moyennes et supérieures ont mis de côté des réserves (200 milliards d’euros d’épargne supplémentaire rien qu’en France). Mais la capacité productive des usines va se rétablir car la baisse de la production n’a pas détruit les usines. La machine à produire devrait se rétablir rapidement. Reste une inconnue : la raréfaction, déjà engagée avant la crise, de la disponibilité de certaines matières premières comme des métaux précieux utilisés dans l’électronique. L’adaptation au réchauffement climatique va aussi impacter les ressources en eau, en énergie et surtout les matières premières agricoles.

Pourtant, chaque crise génère des capacités de rebond. Les innovations pour compenser la raréfaction des ressources ou de certains produits finis vont s’accélérer. Chaque entrepreneur doit être attentif aux évolutions qui vont avoir lieu dans son secteur. Plus que jamais devant les incertitudes, un point de vigilance doit permettre de s’adapter aux nouvelles opportunités. Et il va y en avoir…

Quelques recommandations pour les devis à venir

  • Prévoyez une durée de validité du devis plus courte ou en relation avec la fluctuation des prix pratiqués par vos fournisseurs. Cette durée doit être écrite sur le devis.
  • Vous pouvez introduire une clause de révision des prix. Cela permet de faire fluctuer les prix en fonction d’indices. Il conviendra de préciser quel index est retenu, sa période de référence.
  • Attention à bien faire figurer les délais d’intervention.

Jacques Mathé, économiste

Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » Août Septembre Octobre 2021 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.

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19 novembre 2021 - Information Cerfrance

COP 26 : les promesses n’engagent…

Temps de lecture 2 minutes

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La 26e conférence des Nations Unies sur le climat se solde par un accord a minima.

À retenir :

  • 200 pays pour 40 000 accréditations environ,
  • La plus grande délégation représentée étant celle des lobbies des énergies fossiles (500 membres), dépassant en effectif n’importe quelle délégation nationale (!)
  • Accord sur un cap impérieux en plafonnant le réchauffement à +1,5° par rapport à l’ère préindustrielle. Le moindre dépassement, ne serait-ce que d’un degré, serait alors sanctionné par un déplacement contraint de l’ordre de 50 millions de migrants climatiques !
  • Plus aucun pays ne reste campé dans le déni de danger (feu Donald Trump !)
  • Hélas, aura régné une forme de défiance des pays du nord envers ceux du sud ; lesquels subissent déjà les impasses des pays développés. Les pays du nord n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un niveau de soutien substantiel permettant aux pays du sud de prendre des mesures vertueuses en termes climatiques,
  • Des pays engagés dans la réduction des énergies fossiles pourraient toutefois mettre en avant des circonstances nationales particulières (pour en différer la mise en œuvre),
  • Enfin, le diable se cachant dans les détails, quelques pays situés dans le peloton de tête des plus vertueux pourraient se voir attaqués par le lobby des énergies fossiles devant une juridiction internationale adéquate.

A l’évidence, ce type de grand-messe est là pour maintenir la pression. Elle comporte son lot de promesses qui n’engagent que celles & ceux qui les écoutent. A titre d’illustration, des pays qui affichent des objectifs à atteindre en… 2070 (!)

Enfin, une assurance dont on se passerait : cette grand-messe est aussi une gabegie tant financière qu’écologique. Pour l’anecdote, Ursula Von der Leyen, Présidente de la Commission Européenne, s’est payé le luxe de prendre l’avion à quatre reprises sur la même journée, dont un trajet de… 46 km pour aller dîner. Faites ce que je dis…

Notre rédacteur Cerfrance Poitou-Charentes :

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Michel DEBERNARD, Pilote de la Veille économique & Prospective
mdebernard@pch.cerfrance.fr
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10 novembre 2021 - Conseil fiscal & Juridique

Tout savoir sur la création d’une société civile immobilière – SCI

Temps de lecture 4 minutes

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Quel est l’intérêt de créer une SCI ?

Une société civile immobilière a pour vocation d’acheter et d’administrer un bien immobilier. On crée une sorte de « boite » dans laquelle plusieurs personnes, que l’on appelle « associés » décident d’acheter ensemble un bien immobilier.

Cette organisation permet de ne pas se retrouver en indivision qui nécessite l’accord de tous les membres pour décider, entrainant parfois des blocages.

Dans une société et notamment une SCI, ce sont les statuts qui régissent les modes de vie et plus précisément les prises de décision.

Comment créer une SCI ?

Pour créer une société civile immobilière, il suffit de rédiger des statuts qui correspondent au « règlement intérieur » de la société. Une fois, les associés d’accord, ils signent les actes, et doivent remplir des formulaires administratifs et accomplir quelques formalités. Une fois cela réalisée, le dossier est déposé au greffe du tribunal qui immatriculera la société.  

Quel est le coût pour créer une SCI ?

Pour une société civile immobilière, les coûts varient en fonction des prestations choisies. En effet, s’entourer d’un conseil est toujours salvateur afin d’éviter des surprises en cours de vie de la société. En période de croisière, il faut se fier aux droits de vote et en fonction, certaines décisions ne pourront être prises dues à ce qui a été adoptées à la constitution ou pire seront subies, comme le fait de voir entrer un héritier de manière automatique à la place de l’associé décédé. Ces aspects sont essentiels à évoquer lors de la création.

Il faut compter entre 800 € et 1 200 € en fonction des attendus des clients.

Quel est l’avantage de créer une SCI ?

L’avantage principal d’une société civile immobilière, comme indiqué précédemment, est d’éviter l’indivision, en ayant des associés plutôt que des co indivisaires. 

Cependant, la SCI présente bien d’autres atouts. En voici quelques exemples :

  • Intégrer les héritiers et ainsi anticiper la transmission : plus tard, les héritiers en reprenant les parts récupéreront ainsi l’immeuble.
  • Impacter l’emprunt de l’achat de l’immeuble sur le prix de la part permettant de baisser la valeur de la transmission.
  • Sortir un associé en rachetant sa part sans avoir à vendre le bien.
  • Aller rechercher un autre régime fiscal que l’impôt sur le revenu à savoir l’impôt sur les sociétés.

Comment choisir le régime fiscal de sa SCI ?

Il existe deux régimes possibles de fiscalité pour une société civile immobilière : l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés.

Chaque situation est différente. Il est donc essentiel de s’interroger sur l’objectif de cet investissement. Est-ce que l’objectif est d’avoir des revenus complémentaires de suite ? Ou plutôt de capitaliser dans le temps et de récupérer les revenus à la retraite ? Toute décision entrainera ses conséquences avec des répercussions immédiates en termes d’impôt.

Attention toutefois car le régime fiscal de la SCI va avoir des incidences lors de la vente de l’immeuble car les dispositifs fiscaux actuels ne disposent pas des mêmes exonérations. Il est donc important, avant de choisir le régime fiscal de la société, de savoir quelle sera la destination de l’immeuble : plutôt le garder ou plutôt le revendre dans quelques années.

Notre rédacteur Cerfrance Poitou-Charentes :

Julien BRUNET, Responsable d’équipe service juridique
jbrunet@pch.cerfrance.fr
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08 novembre 2021 - Performance & Conseil en stratégie

Mieux se connaître pour mieux communiquer et travailler ensemble

Temps de lecture 7 minutes

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La communication est l’une des clés fondamentales pour assurer une bonne cohésion d’équipe, qu’elle soit entre associés, avec ses salariés ou entre les salariés.

Pourtant, chacun d’entre nous a déjà remarqué les difficultés rencontrées pour entrer en communication avec certaines personnes. Certains individus vous effraient, vous impressionnent ou vous agacent, ce qui suscite en vous des attitudes et des émotions qui affectent vos comportements et vos relations. Pour autant, vous aimeriez mieux contrôler les messages que vous adressés à vos interlocuteurs pour rendre vos échanges plus fluides et efficaces.

Apprendre à se connaître et comprendre son fonctionnement

La communication passe avant tout par la connaissance de soi, mais aussi de son interlocuteur, de ses valeurs, de ses leviers de motivation, de démotivation, de son mode de fonctionnement : mieux se comprendre soi-même, mieux comprendre les autres, afin de mieux communiquer.

Pour ce faire, des méthodes existent et peuvent être mises en œuvre, tel que l’OPR (Optimisation du Potentiel Relationnel) créée par la société Vakom et utilisée dans les réseaux Cerfrance depuis de nombreuses années. Cet outil permet de mettre en évidence votre style de communication, au travers de quatre profils différents, basés notamment sur la motivation : besoin d’être reconnu, besoin d’être aimé, besoin de sécurité, besoin de résultat.

  • Une personne qui fonctionne prioritairement en profil « Résultats » est dans l’amélioration permanente, l’atteinte d’objectif, le challenge, la prise de décision rationnelle basée sur la logique et la recherche d’efficacité. Elle peut être source de stress pour son entourage en mettant une forme de pression continue en s’attachant aux objectifs et à la réussite.
  • Avec un profil « Etre reconnu », la nouveauté, la globalité, la créativité sont à l’honneur. Ces personnalités sont enthousiastes, énergiques et optimistes, pouvant aussi générer un sentiment de confusion ou de dispersion pour les proches. Fonctionnant à l’intuition, elles montrent une grande confiance en elles et ont besoin d’être des décideurs.
  • Un troisième profil met en avant la « Sécurité ». La recherche du détail, de précision, d’anticipation, d’organisation et de rigueur font de ces personnes des interlocuteurs fiables, discrets, progressant par étape mais qui n’aiment pas les changements et les prises de risques.
  • Pour le dernier profil, « être aimé » est le moteur du quotidien en mettant en avant la relation à l’autre, la convivialité, le souhait de servir et d’être utile, le faire plaisir aux autres. La gestion de conflit les rend mal à l’aise, les incitant à jouer le rôle de médiateur si nécessaire

Chacun de nous utilise ces quatre profils, mais identifier celui, ou ceux, dominant pour vous permet de mieux vous connaître, analyser votre style relationnel, puis de comprendre le fonctionnement des autres afin d’adapter votre mode de communication. Des nuances sont à apporter pour tenir compte de l’histoire et des évolutions de chacun. Ainsi, nous disposons d’un profil naturel, lié à notre identité profonde, mais nous développons également un profil imposé, où l’impact de son environnement, professionnel ou personnel, influence son mode de fonctionnement.

Se connaître, connaître les autres, savoir gérer les complémentarités

Il n’existe pas de bons ou mauvais profils, chacun d’entre eux étant très complémentaires. A l’instar de la gestion de projets, chacun des profils trouve sa place et son importance : avoir des idées être créatif et entreprenant, savoir communiquer son projet et le faire partager, fixer des objectifs et trouver des solutions adaptées, avoir de la rigueur dans la réflexion et la mise en œuvre. Toutes ces facettes ont pleinement leur place dans le fonctionnement d’une entreprise pour en optimiser le potentiel. Nous souhaiterions tous disposer de l’ensemble de ces qualités, mais nous avons développé des domaines de préférence, où nous sommes plus efficients. Le développement d’alliance avec des profils différents devient alors une véritable richesse.

Mais cette complémentarité a un prix. Il convient d’être attentif aux différents profils représentés pour que chacun s’exprime pleinement. L’adaptation de la communication prend alors tout son sens. Comprendre qu’un profil centré sur la créativité peut trouver ennuyeux le détail et la précision apportés par un style plus rigoureux. Que la convivialité et le temps de partage, important pour certains, peuvent être perçus comme inefficaces pour quelqu’un attaché aux résultats en priorité. Pourtant, la cohabitation de ces profils est essentielle, et apprendre à adapter sa communication devient capital pour favoriser l’expression et la mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’entreprise.

L’animation d’une réunion, par exemple, devra tenir compte des différents profils présents et combiner les attentes spécifiques des interlocuteurs. Certains seront attachés à l’aspect convivialité, d’autres auront besoin de précision sur les thèmes traités, ou d’innovation pour ne pas s’ennuyer voir de défis à relever. Pour une bonne cohésion d’équipe, la compréhension et l’écoute des attentes et priorités des acteurs sont essentielles et gage de performance au quotidien.

Connaître son style de communication est important pour le dirigeant et l’est tout autant au sein des équipes. La connaissance mutuelle des profils permet de comprendre les points d’attention à apporter dans le cadre collectif, en apportant à chacun des clés pour adapter sa relation à l’autre. Trop souvent, nous attendons le changement de l’autre pour améliorer la qualité de la relation. Pourtant, c’est en faisant évoluer soi-même son comportement que l’on permet également à l’autre de modifier le sien.

Une source d’optimisation du potentiel des entreprises

Le travail sur la connaissance des profils en équipe est un réel catalyseur dans le développement de relations saines et harmonieuses. Que ce soit entre associés dans le cadre d’une nouvelle intégration, ou avec ses salariés pour redynamiser la vie d’équipe, cet exercice est vécu comme un rouage essentiel à la mise en place de bases de fonctionnement où chacun pourra pleinement exprimer son potentiel.

Cette prise de conscience individuelle et collective peut être un élément facilitant la cohésion de l’équipe, et le chef d’entreprise pourra alors utiliser les bons leviers avec chacun de ses salariés, et s’assurera ainsi de la bonne complémentarité de son équipe. Sur un projet spécifique au sein de l’entreprise, il peut être opportun de constituer une équipe en fonction des compétences de chacun et de leurs complémentarités.

La gestion des différences est aujourd’hui au cœur du management des salariés, de la gestion des équipes et du fonctionnement entre associés. Pour optimiser ses complémentarités, véritables richesses des entreprises, il convient de bien les connaître, d’intégrer ces concepts dans les relations au quotidien pour en assurer la meilleure utilisation dans un climat où chacun se sentira écouté et compris. Les conditions seront alors réunies pour mettre en valeur les forces de chacun en étant vigilants aux attentions à apporter pour créer une véritable dynamique d’optimisation.

« Nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents » Gandhi

Par Jérôme ROUGER, Consultant Stratégie et Relations Humaines chez Cerfrance Poitou-Charentes

Article issu du magazine UGVC septembre 2021