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25 juin 2021 - Agriculture, Performance & Conseil en stratégie

Prévoir l’imprévisible ou s’en rapprocher

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Prévoir l’imprévisible, par définition, n’est pas possible. Pour autant, tout chef d’entreprise doit savoir faire preuve de prévoyance. S’il ne peut pas tout anticiper, il peut se préparer à tout et se donner les moyens d’avoir la bonne action au bon moment.

1. Avoir une vision juste de la situation de votre structure

Pour anticiper les risques qui menacent votre exploitation, il est en premier lieu utile d’être au clair sur la situation de
cette dernière. Prenez le temps de vous poser ces questions : Quels sont les points forts de mon exploitation ? Quels sont ses points faibles ? Quelles sont les opportunités que lui offre son environnement ? Quelles sont les menaces qui pèsent sur elle ?

Définissez également quelques critères clé pour avoir une vision juste de la situation économique et financière de votre
exploitation. Ces indicateurs devront donner une image du fonctionnement de l’entreprise (rentabilité) et de sa situation financière (endettement, trésorerie). Ce diagnostic global vous sera utile pour mesurer la solidité de votre structure
et sa capacité de résistance face à un risque. Il vous permettra aussi d’apporter des actions correctrices : choisir l’emprunt plutôt que l’autofinancement pour consolider une épargne de précaution trop faible, ou couvrir, par l’assurance, un certain nombre de risques que votre exploitation ne pourrait pas assumer par ses propres moyens (couvrir le risque maladie ou accident par des indemnités journalières complémentaires par exemple).

2. Faire confiance à votre bon sens

Trouvez le temps régulièrement de vous poser et d’observer ce qui se passe sur votre exploitation. Soyez attentif à vos propres critères d’alerte. Quels sont les indicateurs qui vous permettent de dire si ça va ou pas ? Si vous pensez qu’il y a
des signes de dysfonctionnement, prenez le temps de les analyser et de voir si des actions correctrices sont à mettre en place. Il sera parfois utile de capitaliser votre expérience en la consignant par écrit. Par exemple, le taux d’urée dans le lait peut être considéré comme un critère d’alerte liée à l’équilibre protéique de la ration. L’utilisation de cet indicateur est toutefois délicate et son analyse sera facilitée par l’enregistrement de la donnée chiffrée, de données qualitatives (changement dans la ration) et par la régularité du suivi. Ce suivi permettra, sur la base des expériences vécues, de construire des protocoles d’élevage : ensemble d’actions précises, planifiées chronologiquement à mettre en place face à une situation donnée.

Votre suivi régulier intégrera aussi des données autres que techniques, tel que le suivi des règlements. Par exemple, un client a un retard de paiement inhabituel. A-t-il des difficultés financières ? Mieux vaut se renseigner avant de lui
fournir d’autres marchandises pour éviter tout risque d’impayé. Si ce client est en cours de procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, l’information sera accessible sur internet (infogreffe, société.com…).

3. Imaginer votre “plan catastrophe”

“Si rien ne fonctionne comme prévu, je fais quoi ?” Il sera bien sûr difficile de répondre complètement à cette question. Toutefois, cette “gymnastique” de l’esprit vous prédisposera certainement à une plus grande capacité d’adaptation.

4. Être en veille sur les évolutions de votre environnement

Les facteurs externes à votre exploitation sont aussi à prendre en compte pour décider de l’évolution de cette dernière. Il est toujours utile d’être en veille permanente. Un changement réglementaire ou encore une évolution sur le plan écologique ou sociétal sont autant de facteurs qui vont créer des opportunités ou au contraire des menaces pour le développement de votre activité. Plus vous les verrez arriver de loin, meilleure sera la stratégie mise en place.

5. Cultiver de bonnes relations avec vos partenaires et votre entourage

En plus de vous prédisposer davantage à cultiver le positif, ces relations peuvent se révéler d’un grand secours lorsqu’il
faut traverser une situation difficile. Pouvoir compter sur son banquier, avec lequel on a su cultiver une relation de confiance, est d’une aide précieuse lorsqu’il faut gérer une passe difficile. Pouvoir compter aussi sur ses voisins, ou ses proches, pour bénéficier d’un soutien moral permet d’éviter l’isolement et d’être plus armé pour faire face.

Sandrine Jean, conseillère de gestion

Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » Février Mars Avril 2021 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.