Pour le mois de juin 2021, une amélioration du solde d’opinion des chefs d’entreprise du bâtiment sur leur activité passée.
Téléchargez l’enquête de conjoncture Bâtiment du mois de juin 2021 réalisée par l’INSEE en cliquant ici.

Pour le mois de juin 2021, une amélioration du solde d’opinion des chefs d’entreprise du bâtiment sur leur activité passée.
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Prévoir l’imprévisible, par définition, n’est pas possible. Pour autant, tout chef d’entreprise doit savoir faire preuve de prévoyance. S’il ne peut pas tout anticiper, il peut se préparer à tout et se donner les moyens d’avoir la bonne action au bon moment.
Pour anticiper les risques qui menacent votre exploitation, il est en premier lieu utile d’être au clair sur la situation de
cette dernière. Prenez le temps de vous poser ces questions : Quels sont les points forts de mon exploitation ? Quels sont ses points faibles ? Quelles sont les opportunités que lui offre son environnement ? Quelles sont les menaces qui pèsent sur elle ?
Définissez également quelques critères clé pour avoir une vision juste de la situation économique et financière de votre
exploitation. Ces indicateurs devront donner une image du fonctionnement de l’entreprise (rentabilité) et de sa situation financière (endettement, trésorerie). Ce diagnostic global vous sera utile pour mesurer la solidité de votre structure
et sa capacité de résistance face à un risque. Il vous permettra aussi d’apporter des actions correctrices : choisir l’emprunt plutôt que l’autofinancement pour consolider une épargne de précaution trop faible, ou couvrir, par l’assurance, un certain nombre de risques que votre exploitation ne pourrait pas assumer par ses propres moyens (couvrir le risque maladie ou accident par des indemnités journalières complémentaires par exemple).
Trouvez le temps régulièrement de vous poser et d’observer ce qui se passe sur votre exploitation. Soyez attentif à vos propres critères d’alerte. Quels sont les indicateurs qui vous permettent de dire si ça va ou pas ? Si vous pensez qu’il y a
des signes de dysfonctionnement, prenez le temps de les analyser et de voir si des actions correctrices sont à mettre en place. Il sera parfois utile de capitaliser votre expérience en la consignant par écrit. Par exemple, le taux d’urée dans le lait peut être considéré comme un critère d’alerte liée à l’équilibre protéique de la ration. L’utilisation de cet indicateur est toutefois délicate et son analyse sera facilitée par l’enregistrement de la donnée chiffrée, de données qualitatives (changement dans la ration) et par la régularité du suivi. Ce suivi permettra, sur la base des expériences vécues, de construire des protocoles d’élevage : ensemble d’actions précises, planifiées chronologiquement à mettre en place face à une situation donnée.
Votre suivi régulier intégrera aussi des données autres que techniques, tel que le suivi des règlements. Par exemple, un client a un retard de paiement inhabituel. A-t-il des difficultés financières ? Mieux vaut se renseigner avant de lui
fournir d’autres marchandises pour éviter tout risque d’impayé. Si ce client est en cours de procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, l’information sera accessible sur internet (infogreffe, société.com…).
“Si rien ne fonctionne comme prévu, je fais quoi ?” Il sera bien sûr difficile de répondre complètement à cette question. Toutefois, cette “gymnastique” de l’esprit vous prédisposera certainement à une plus grande capacité d’adaptation.
Les facteurs externes à votre exploitation sont aussi à prendre en compte pour décider de l’évolution de cette dernière. Il est toujours utile d’être en veille permanente. Un changement réglementaire ou encore une évolution sur le plan écologique ou sociétal sont autant de facteurs qui vont créer des opportunités ou au contraire des menaces pour le développement de votre activité. Plus vous les verrez arriver de loin, meilleure sera la stratégie mise en place.
En plus de vous prédisposer davantage à cultiver le positif, ces relations peuvent se révéler d’un grand secours lorsqu’il
faut traverser une situation difficile. Pouvoir compter sur son banquier, avec lequel on a su cultiver une relation de confiance, est d’une aide précieuse lorsqu’il faut gérer une passe difficile. Pouvoir compter aussi sur ses voisins, ou ses proches, pour bénéficier d’un soutien moral permet d’éviter l’isolement et d’être plus armé pour faire face.
Sandrine Jean, conseillère de gestion
Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » Février Mars Avril 2021 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.
Le contexte de crise que nous traversons impose au chef d’entreprise une résilience à toute épreuve. Les confinements ont accéléré les tendances et le numérique a modifié les comportements des consommateurs. Il faut donc s’adapter, voire réinventer, son offre et ses processus.
Stabiliser ou soutenir la croissance de son chiffre d’affaires est un objectif du quotidien, la relâche n’est pas envisageable, il y va de la pérennité de l’entreprise. Il s’agit d’assurer ses arrières, et mieux encore, d’anticiper l’avenir. Alors comment s’y prendre ?
Sans plagier, il s’agit de prendre du recul sur l’innovation et la créativité de ses concurrents. Il reste recommandé d’avoir un métro d’avance plutôt qu’un train de retard. Internet permet aujourd’hui d’assurer une veille concurrentielle efficace sur son marché. Des outils comme Google Alertes, Mention, Feedly… permettent de collecter des données utiles.
En tant que consommateurs, vos clients (particuliers ou entreprises) représentent un véritable gisement d’informations à exploiter. Leurs avis, exigences et besoins évoluent, il est donc nécessaire d’être en alerte pour continuer à capter leur attention et les convaincre. Le cycle de vie d’un client fait état du niveau d’engagement par lequel il passe, démontrant qu’il faudrait idéalement mettre en œuvre des actions spécifiques à chaque étape traversée par celui-ci.
Un client conquis n’est pas un client acquis pour la vie. La concurrence est rude, il est impératif de redoubler d’efforts pour faire durer la relation.
Commencez par écrire un processus simple, qui puisse répondre à chaque étape de la relation avec votre clientèle :
• Un nouveau client conquis ? Souhaitez-lui la bienvenue, personnalisez
au maximum vos échanges pour instaurer un climat de confiance. Dans
la continuité de cette relation, restez alerte sur les déclencheurs (trigger)
qui vous permettront de créer une opportunité de contact avec vos clients (son anniversaire, son nième achat, sa date anniversaire de maintenance d’un équipement, etc). Profitez de ces événements pour leur proposer des offres attractives et personnalisées.
• Un client renouvelle sa commande ? En maintenant une relation client
dans la durée, vous multiplierez les chances de ré-achat. Vous amorcez
alors la phase de fidélisation au cours de laquelle il est opportun de récompenser ses clients. Un client fidèle peut devenir un client ambassadeur pour en conquérir d’autres.
• Un client devient inactif ? Tentez de comprendre pourquoi ! Un client pourrait avoir déménagé mais serait ravi de continuer à profiter de vos offres à distance, via le canal de la vente en ligne par exemple… Réanimez-le avec une proposition qui pourrait mieux répondre à ses attentes. Soyez proactivement à l’écoute car un client apprécie qu’on s’intéresse à ses problématiques. Il existe des outils simples et gratuits pour réaliser des enquêtes (Google forms par exemple) mais un simple appel téléphonique, ou un mail personnalisé, peut parfaitement remplir cette mission.
• Un client perdu ? Commencez par lui demander pourquoi ! Il est très important de ne pas le négliger et de comprendre l’origine du détachement pour pouvoir engager des actions correctives. C’est une réelle occasion de sortir la tête de l’eau et de s’apercevoir par exemple, que votre principal concurrent propose une nouvelle prestation 20 % moins chère…
Cette segmentation de votre clientèle vous permettra de renforcer votre
gestion de la relation client. Identifier l’étape du cycle de vie dans laquelle votre client se trouve vous aidera à adopter une communication personnalisée plus pertinente, à fidéliser, voire à en trouver de nouveaux.
C’est une réalité, des études récentes centrées sur les comportements de
consommation démontrent des changements importants. Les achats en
ligne n’ont fait qu’augmenter. Le retrait en magasin et le drive sont actuellement très utilisés par les consommateurs. Et on peut s’attendre à ce que ces changements ne soient pas éphémères. Plus qu’une réaction à une période de crise, il s’agit aujourd’hui de repenser son offre pour l’adapter au mieux aux nouvelles exigences de ses clients et prospects !
Emma Hars, responsable développement et marketing
Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » Février Mars Avril 2021 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.
Le taux intermédiaire s’applique aux travaux facturés directement à l’agence sous réserve qu’elle délivre une attestation en qualité de représentant du propriétaire.
En cas de démembrement de propriété ou partage entre plusieurs propriétaires (indivision, concubinage, Pacs, communauté), le preneur des travaux correspond à l’ensemble des personnes auxquelles les travaux concernant l’immeuble peuvent être facturés sur une période de 2 ans.
Les locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de 2 ans. Il s’agit :
Deux cas de figure :
Sont considérés comme affectés à l’habitation, tous les locaux nus ou meublés destinés à l’hébergement de personnes et qui ne font pas l’objet d’une exploitation à titre commercial ou sont exonérés de TVA (locations de meublés sans prestations para-hôtelières). Le taux intermédiaire s’applique à la totalité des travaux portant sur ces locaux, ainsi qu’à leurs « dépendances usuelles » (cave, grenier, garage, loggia, terrasse, cour d’immeuble).
Cas particuliers :
Sont concernés les locaux affectés pour partie à un usage d’habitation et pour partie à un usage professionnel.
Exemple : Travaux portant sur une maison dont le rez-de-chaussée est à usage commercial ou encore travaux portant sur un appartement dont certaines pièces sont affectées à une activité libérale.
Concrètement les règles applicables (la proportion de 50% s’apprécie indépendamment des surfaces des dépendances) :

Le taux intermédiaire s’applique aux travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien ainsi qu’à
la fourniture de certains équipements. Les prestations de main-d’œuvre qui ne sont pas directement liées à l’exécution de travaux de nature immobilière (mise en service d’appareils ménagers par exemple) relèvent du taux normal de TVA.
Les frais de déplacement compris dans une prestation éligible à la TVA à 10% bénéficient du taux intermédiaire, même s’ils font l’objet d’une ligne distincte sur la facture.

Lorsque le prestataire qui a réalisé les études, réalise également la maîtrise d’œuvre ou la réalisation des travaux à 10%, il peut facturer ses prestations d’étude à 10%.
Les travaux d’urgence peuvent donner lieu à application de la TVA à taux intermédiaire ; même si l’immeuble est achevé depuis moins de 2 ans si les travaux réalisés sont éligibles à la TVA à 10%.
Délivrance d’une attestation au prestataire avant le commencement des travaux (au plus tard avant un acompte
ou avant la facturation).
En cas de pluralité de prestataires, l’attestation doit être remise à chacun.
Le client doit conserver factures et attestations jusqu’au 31 décembre de la 5e année qui suit la facturation. Distinguer dans sa comptabilité les travaux à taux intermédiaire.
Exemples : L’immeuble est considéré comme remis à neuf si les fondations sont remises à neuf à plus de 50%, même si
par ailleurs, les autres composantes ne sont pas affectées par les travaux (second oeuvre, façades, résistance). Pour le second oeuvre, il faut que les 6 lots soient remis à neuf pour au moins les 2/3 pour que cette composante soit
considérée comme remise à neuf.

Le prestataire reste seul débiteur des compléments de taxes dues si celui-ci a soumis au taux intermédiaire des travaux
exclus du bénéfice du taux intermédiaire ou s’il n’est pas en mesure de communiquer l’attestation établie par le preneur.
Le preneur peut éventuellement être recherché en paiement du complément de la TVA lorsqu’il a délivré une attestation
erronée volontairement ou involontairement.
Depuis le 1er janvier 2014, le taux de 5,5 % s’applique aux travaux d’amélioration de la qualité énergétique des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de 2 ans, ainsi qu’aux travaux induits qui leur sont indissociablement liés (CGI art. 278-0 bis A). Sont concernés les travaux qui portent sur la pose, l’installation et l’entretien des matériaux et équipements éligibles.
Exemples : installation de chaudières à condensation, isolations thermiques des parois opaques et vitrées, portes d’entrées, volets isolants, appareils de régulation de chauffage, équipement de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable…
Exemple de travaux induits : les travaux de peinture ou de plâtrerie suite à des travaux de d’isolation thermique performants de parois vitrées.
Le taux de TVA de 5,5% est subordonné à la condition que les équipements et les matériaux d’isolation thermique posés, installés et entretenus respectent des caractéristiques techniques et des normes de performances minimales fixées par arrêté. Ces travaux ne doivent pas concourir à la production d’un immeuble neuf ni augmenter de plus de 10% la surface de plancher des locaux existants.
Formalisme : une attestation devra être remplie pour préciser que les travaux sont des travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements achevés depuis plus de deux ans ou que ce sont des travaux induits à ceux-ci.

L’évolution de la consommation en produits alimentaires structure, au moins partiellement, celle des marchés agricoles. En termes d’alimentation, les Français infléchissent leurs achats vers des produits plus responsables, les enjeux planétaires inondant les consciences. Ajoutons que nos concitoyens sont de plus en plus nombreux à admettre une plus « juste rémunération » du producteur. A ceci près qu’il peut çà et là demeurer un écart entre l’intention et l’acte effectif d’achat.
Par ailleurs, il est sans doute réducteur de limiter le champ de ces évolutions à une batterie de contraintes, là même où les filières peuvent innover et s’ouvrir de nouvelles perspectives.
Pour autant, versant producteur, l’ère qui se dessine peut s’avérer anxiogène. Le temps où l’agriculteur produisait au gré de ses compétences comme de ses goûts appartient au monde d’avant. Toute filière se trouvant désormais en prise avec un empilement de recommandations de plus en plus pointues qui rejaillissent au niveau de la production. Un éventail de cahiers des charges et autres labels fleurit au fil des ans, mettant parfois le consommateur dans l’embarras au stade de son acte d’achat.
Découlant des enjeux sociétaux, l’approche stratégique des filières agroalimentaires se trouve désormais en prise avec trois grands domaines structurants :

S’ajoute une volonté de relocalisation de l’alimentation. Et, dès lors que l’éloignement du lieu de production s’impose, ce dernier ne doit plus contrecarrer ces grands principes.
Illustration : l’évolution à marche forcée de la filière porcine
Pivot de la filière, le transformateur se trouve au carrefour entre d’une part, la distribution, relayant l’évolution des actes d’achat, d’autre part, la production.
Une tendance se dessine dans le monde coopératif désireux d’investir l’aval pour se tenir en prise directe avec la demande et opérer en « circuit court » vis-à-vis des nouvelles tendances de consommation.
Les exemples ne manquent pas, tant dans le monde végétal qu’animal…
Illustration : Savéol – Coopérative bretonne pionnière en fruits & légumes sous serre
Lors de son lancement, la démarche « C’est qui le patron ? » prêtait à sourire… Or, la sensibilisation d’un panel croissant de consommateurs de produits laitiers à un prix assurant la « juste rémunération » du producteur, est plus que pérennisée.
Autrement dit, signe des temps, une part croissante de consommateurs trouve du sens dans le fait de situer un producteur moins « banalisé », inscrit dans un milieu, un territoire, porteur de compétences, acteur d’un beau métier. A noter que ce produit mieux valorisé n’est pas forcément porteur d’un atout nutritif additionnel…
Autre signe des temps, à l’heure où la planète est en grande souffrance, où tout gaspillage évité devient résolument vertueux, l’homme à l’initiative de « C’est qui le patron ? » a lancé le concept des « gueules cassées ». En clair, comment rendre le consommateur responsable et acquéreur de fruits & légumes aux formes bizarroïdes. L’enjeu est de taille : 20% à 30% de la production environ ne pouvant être écoulés en circuit classique… et le pari est en passe d’être gagné.

S’il est un registre en mouvement permanent, c’est celui du bien-être animal. Pas une semaine ne passe sans que les médias ne se fassent l’écho d’une alerte ciblant un abattoir, un élevage, voire une filière plus globalement…
Outre l’avènement des repas végétariens dans la restauration publique scolaire, les messages régulièrement assénés sur la prétendue « nocivité » de la viande pour la santé des Français, la cause animale restera durablement au centre des débats.
Le chantier est ardu, et l’urgence imprime un calendrier où la distribution a déjà embrayé une communication dans un sens considéré comme vertueux (surface extérieure de parcours, durée de pâturage, etc.) et demain, respect de conditions d’écornage plus respectueuses, entre autres.
Gage de crédibilité et d’une plus grande objectivité aux yeux du consommateur, les filières se sont accordé le concours des ONG constructives telles que CIWF (Compassion In Word Farming) ou OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir).
A noter que les compétences des salariés de ces organisations sont parfaitement rôdées aux conduites d’élevage des animaux de rente. En effet, ces intervenants affichent les mêmes cursus de formation que ceux qui prévalent au sein des instances de développement technique.
Quelques termes simples suffisent à situer les enjeux sociétaux qui vont peser durablement sur les choix stratégiques des filières, et, par voie de conséquence, sur les conditions de production des agriculteurs : santé du consommateur – durabilité – bien-être animal – identification/localisation.
Sans esquiver les contraintes inhérentes au développement des cahiers des charges tout azimut, alimentation & production agricole demeurent incontournables et vouées à un bel avenir. La période Covid, dont nous ne sommes toujours pas sortis, démontre s’il le faut que l’agriculture reste un secteur remarquablement préservé, sans occulter il est vrai la nécessaire agilité des filières pour infléchir certaines gammes de produits au profit d’autres segments plus porteurs.

Parallèlement, l’avènement de la technologie, du numérique et de la robotisation sera de plus en plus vecteur de performance et de réduction des astreintes. Pour preuve, deux applications récentes promises à un bel avenir. Côté production, des starts-up ont mis au point des robots désherbeurs d’une grande fiabilité pour les cultures maraichères. Côté mise en marché, des producteurs en vente directe peuvent amortir sur une durée relativement courte des casiers automatiques où ils entreposent leurs fruits & légumes, évitant la sujétion d’une permanence en l’attente du passage éventuel des clients.
Demain plus qu’hier, tout produit alimentaire même basique devra intégrer, aux yeux du consommateur, une valeur adossée à celle du « minerai ». Il s’agit de la valeur stratégique du produit.
Citons notamment l’offre touristique pensée par des producteurs en circuit court, lesquels vendent bien plus qu’un fromage ou un panier de légumes, en accordant une visite guidée de leur atelier à des familles désireuses d’un retour aux sources qui fait sens.
Autrement dit, un avenir prometteur s’offre à l’agriculture et à l’ensemble d’une profession où la valorisation globale visera, non seulement un produit qualitatif, savoureux, mais aussi une « coque » faite de services embarqués, mixant tourisme local, retour aux sources, lien historique…
Gage de réussite, le positionnement clair au sein d’une filière, d’un réseau, la détention d’un contrat deviennent déterminants.
L’heure est au sur-mesure, à l’adaptation permanente, à la politique des petits pas…
Plus marginale, bien qu’édifiante, cette offre de formation qui fait s’immerger des chefs d’entreprise artisanales ou commerciales, une semaine durant au cœur d’exploitations agricoles. Des stagiaires qui sont demandeurs pour investir du temps et des euros, tout en participant à l’activité agricole du moment. N’est-ce pas là un magnifique retour de sens pour tout un secteur d’activité ?
Une chose est sûre, en matière d’agriculture et de production alimentaire, les lendemains sont prometteurs. En effet, La consommation alimentaire mondiale pourrait croître de 80% d’ici 21001. Hypothèse réaliste à l’appui : 10,9 milliards d’humains en 2100, contre 7,7 milliards aujourd’hui.
Source : Prismes – Crédit Agricole SA – Avril 2021.
1 Travaux de l’Université de Göttingen (Allemagne).

L’état d’urgence mis en place depuis le 17 octobre 2020 a pris fin le 1er juin 2021. Jusqu’au 30 septembre 2021, une période de transition est effective.
Parmi les principales mesures sociales, on peut relever la prolongation jusqu’au 30 septembre 2021 de certaines mesures exceptionnelles :
Source : experts comptables
31 mai 2021 -
Des accords de branche ont décidé de mettre en place un plan d’épargne retraite (PER) à cotisations définies en points pour améliorer la retraite des salariés agricoles.
est composée comme suit :

Les salariés non cadres ayant acquis au moins 12 mois d’ancienneté continus dans l’entreprise.
Une cotisation supplémentaire apparaîtra sur le bulletin de paie :

Pour une rémunération de 1600 € /mois :
Le PER individuel du salarié peut être alimenté par différents versements qui sont placés dans des compartiments (C1, C2, C3).
Chaque compartiment procure au salarié une somme d’argent qu’il récupérera en rente ou en capital au moment de la liquidation de sa retraite.

Les sommes versées sur ce PER sont bloquées jusqu’à la date de liquidation de la retraite des salariés.
Il est néanmoins possible de débloquer à certaines conditions tout ou partie de l’épargne acquise sous forme de capital avant le départ en retraite en cas de :
Les accords ne recommandent pas d’assureur.
L’employeur est donc libre de choisir l’organisme de prévoyance ou assureur qui lui proposera la mise en place de ce contrat Plan d’Epargne Retraite.
Pour le bulletin de paie de juillet 2021 :

Bien qu’il soit utopique de vouloir tout imaginer ou tout prévoir, envisager comment maintenir ou restaurer l’activité suite à une catastrophe relève de la responsabilité du chef d’entreprise. Un Plan de Continuité d’Activité (PCA), élaboré préventivement, vous facilitera grandement la tâche en pareille circonstance.
C’est un processus de management identifiant des risques majeurs auxquels peut être confrontée une entreprise et ayant pour objet de décliner les stratégies adaptées sur les plans techniques, organisationnels et humains. Il relève d’événements majeurs de quelque nature que ce soit, provoquant l’arrêt partiel, voire total, d’activité et pouvant mettre en péril l’entreprise.
Il ne s’agit pas d’un DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels) qui inventorie surtout les
risques classiques inhérents à l’entreprise et son activité, et destiné à mettre en œuvre en interne des moyens de
prévention.
Ce n’est pas non plus un Plan de Prévention des Risques qui est un document rédigé par l’État, destiné à réglementer l’utilisation des sols ou l’urbanisme, et qui ne prend en compte que les risques naturels ou technologiques. Néanmoins, ces deux documents alimenteront votre réflexion pour l’élaboration d’un PCA
Lorsqu’un événement grave survient, dans la précipitation ou même la panique, les premières décisions sont souvent ni cohérentes ni appropriées. Une réflexion préalable sur la conduite à tenir dans des circonstances exceptionnelles permet d’être plus efficace dans les actions prioritaires à mettre en œuvre le moment venu. De nombreux facteurs sont susceptibles d’impacter lourdement une entreprise, de nombreux événements récents nous l’ont rappelé :
Autant d’exemples auxquels le dirigeant se doit de réfléchir afin de trouver la meilleure façon d’y faire face.
Pour ce faire, il convient de respecter plusieurs étapes :
Associer vos collaborateurs dans la réflexion ne peut que rendre votre PCA plus pertinent. Vos salariés connaissent
votre entreprise et peuvent apporter une contribution intéressante pour le PCA avec leurs points de vue. De plus, ils
participeront vraisemblablement à la reconstruction et seront plus efficaces en ayant connaissance en amont des mesures à prendre.
Formaliser votre PCA dans un document connu et accessible par d’autres le rendra immédiatement opérationnel, à condition bien sûr de disposer d’une version sécurisée.
Avez-vous déjà réfléchi à toutes les consignes, notamment administratives, que vous devriez transmettre
à une personne chargée de vous suppléer en cas d’absence totale prolongée ?
Non ? Alors raison de plus pour travailler votre PCA !
Thierry Lemaître, économiste
Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » Février Mars Avril 2021 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.
Le solde d’opinion des chefs d’entreprise dans le secteur du bâtiment sur leur activité prévue pour les trois prochains mois se redresse nettement en mai 2021. Celui sur l’activité passée quant à lui se replie.
Téléchargez l’enquête de conjoncture Bâtiment du mois de mai 2021 réalisée par l’INSEE en cliquant ici.

Nos salariés ont des jours de congés à prendre, et nous aurions souhaité qu’ils puissent les solder au maximum avant que l’activité ne reprenne. Que pouvons-nous faire ?
Si cette question des congés payés se pose chaque année pour bon nombre d’entreprises, elle est particulièrement sensible cette année dans le contexte que nous connaissons, et notamment avec les perspectives de reprise annoncées.
En effet, il apparait que sur 2020, les salariés n’ont pas posé beaucoup de congés payés, notamment s’ils étaient en activité partielle.
De ce fait, les entreprises se retrouvent aujourd’hui avec des « compteurs » de jours à prendre relativement importants.
Il est donc légitime pour ces entreprises de vouloir anticiper au maximum la prise de ces congés afin de ne pas être « pénalisées » lors de la reprise d’activité par l’absence de leurs salariés.
La règle de base en matière de congés payés est que les jours de congés acquis au titre d’une année doivent impérativement être soldés avant le 31 mai, sous peine que ces congés soient perdus (sauf si le salarié était dans l’impossibilité de les prendre).
Il est dans les prérogatives de l’employeur que de fixer les dates de congés pour ses salariés, sous réserve néanmoins de respecter certaines périodes ou principes, tels que le délai de prévenance d’un mois.
Dans le cadre des mesures d’urgence liées à la crise sanitaire, le gouvernement a autorisé les entreprises à pouvoir « imposer » à leurs salariés de prendre (selon les situations) jusqu’à 6 jours de congés payés, et ce sans que les salariés ne puissent s’y opposer et avec un délai de prévenance réduit à 1 seul jour.
Seule condition pour mettre en œuvre cette mesure : la négociation d’un accord de branche ou d’entreprise.
Un projet de loi datant du 28 avril, vise à prolonger cette mesure jusqu’au 31 octobre 2021, et permettrait à l’employeur d’imposer 8 jours de congés (au lieu de 6 actuellement).
Il est vrai que la situation sanitaire génère certains désagréments qui ne sont pas pour inciter les salariés à prendre des vacances : couvre-feu, interdiction des déplacements, fermeture des frontières…
Pour ces raisons, certains salariés peuvent donc être tentés de demander l’annulation et le report à une date plus « propice » de leurs congés.
Face à une telle situation, et bien que cela puisse être mal vécu par le salarié, l’employeur est néanmoins totalement libre de refuser cette demande d’annulation ou de report.
La loi interdit sur le principe le fait que l’employeur (même avec l’accord de son salarié) puisse indemniser des jours de congés payés qui ne pourraient pas être pris.
Néanmoins, dans le cadre des mesures exceptionnelles liées à la COVID-19, et sous réserve d’un accord collectif, l’entreprise peut convenir jusqu’au 30 juin 2021, de la monétisation de congés payés dans la limite de 5 jours, pour compenser la baisse de rémunération subie en raison de l’activité partielle.
Kévin Tortil, Juriste Droit Social
Article issu de la Lettre aux employeurs de Mai 2021.