Les différentes réactions amplificatrices du stress
Le déni ou la banalisation des émotions liées au stress, une erreur à ne pas commettre !
Quand le stress surgit, le déni de l’inquiétude est un réflexe possible. Il s’agit de se montrer fort, de serrer les dents,
surtout quand on est dirigeant et que l’on estime, à juste titre, avoir une responsabilité vis-à-vis de ses employés. Le
risque est alors de surinvestir l’action.
Autre tentation : les autres deviennent refuge. Dans ce cas, vous voilà tenté de sauver la Terre entière. Cela revient à nier
vos émotions et à induire une dépense d’énergie supérieure, voire contre-productive, au risque de perdre votre discernement. “Refuser ses émotions, c’est prendre le risque de se transformer en cocotte-minute !” explique
Isabelle Jonet. “C’est quelque part faire preuve de maltraitance vis-à-vis de soi-même. Vous prenez le risque
de voir ressortir ces émotions empêchantes beaucoup plus tard et de manière inappropriée”.
Agresser tout ce qui bouge pour extérioriser le stress.
Autre réflexe, bien humain, le stress intérieur se transforme en humeurs exécrables : autour de vous, on rase les murs ! Si tel est le cas, reconnaissez votre attitude. Osez dire à votre équipe “Je ne suis pas bien en ce moment. Je suis agressif…”. “Ayez l’humilité”, ajoute notre consultante, “de vous excuser et rassurez votre entourage en expliquant quels moyens vous
mettez en place pour vous apaiser et gérer la situation”.
Rester dans la sidération pour se protéger.
Submergé par la panique, vous êtes comme tétanisé. La sidération est un réflexe protecteur. Toute votre tête vous
protège en vous plaçant dans une bulle psychique au sein de laquelle, vous semble-t-il, rien ne peut vous atteindre.
Isabelle met en garde : “La sidération, si elle peut nous protéger, est très violente pour l’organisme. Elle doit rester temporaire”.
Se dévaluer : une attitude qui nous coupe de nos ressources propres.
Dans ce cas, vous retournez la perception du risque contre vous-même. L’auto-évaluation tronquée vous fait dire que vous n’en sortirez jamais et vous pouvez tomber dans une anxiété non maîtrisée.
Quelle que soit votre réaction, vous faites bien souvent de votre mieux. Néanmoins, sans culpabiliser, faites la vérité sur votre fonctionnement pour gagner en liberté et reprendre les rênes de votre entreprise.