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18 mai 2021 - Artisans du btp, Information Cerfrance

Fiche Bâtiment 1 : L’affichage des prix

Temps de lecture 4 minutes

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L’arrêté sur la publicité des prix des prestations de dépannage, de réparation et d’entretien impose aux entreprises et artisans du BTP d’afficher tous leurs tarifs avec transparence sur leur site web dès le 1er avril 2017.

Les concernés :

Tous les artisans du Bâtiment :

  • le barème des prix des principales prestations proposées par les professionnels intervenant dans les secteurs du bâtiment et de l’équipement de la maison sur leur site internet,
  • la remise au client les informations précontractuelles et contractuelles, issues de la fusion des deux documents « devis » et « ordre de réparation », transmises sur support durable (par exemple par email ou papier recyclé),
  • distinguer explicitement les prestations conclues dans le cadre des contrats de vente ou de fourniture de services conclus à distance et hors établissement, des prestations conclues dans les locaux du professionnel,
  • tous les professionnels intervenants dans les secteurs du bâtiment et de l’équipement du logement au domicile des particuliers,
  • pour les travaux de dépannage, de réparation et d’entretien réalisés au domicile d’un particulier tels que maçonnerie, fumisterie et ramonage, génie climatique, les énergies renouvelables, isolation, menuiserie, y compris entretien des portes de garage, porte de garage automatiques et portails électriques, vitrerie, miroiterie, serrurerie, y compris remplacement de ferme-porte, couverture, toiture, y compris application d’hydrofuge et démoussage, étanchéité, y compris réparation des joints de terrasse, entretien des terrasses et recherche et réparation, plomberie, sanitaires, plâtrerie, peinture, revêtement de murs et de sols en tous matériaux, électricité, évacuation des eaux pluviales, curage des eaux usées, nettoyage et débouchage des canalisations, entretien et réparation des systèmes d’alarme et de télésurveillance, entretien et réparation des plates-formes élévatrices privatives, prestations de dératisation et désinsectisation, entretien et désinfection des vide-ordures, entretien des extincteurs.

Éléments Repères

Le texte est très clair, les artisans et entreprises du bâtiment avaient 2 mois pour mettre à jour leur site internet à compter de la publication du décret. Selon l’article 3 de l’arrêté, cela s’applique à tout espace de communication en ligne dédié au professionnel. Comme par exemple, les renseignements affichés sur les pages jaunes, et sur toutes leurs fiches présentes dans les différents annuaires.

La première solution consiste à ajouter directement sur son site une page dédiée aux tarifs, ainsi que d’ajouter ces informations sur tous les annuaires ou pages internet où l’entreprise est présente.

Il ne s’agit pas que de leur site, mais comme le spécifie le décret de « tout espace de communication » digital dédié au professionnel.

Le décret prévoit également que, avant tous travaux, les professionnels devront remettre au client, de manière obligatoire, un nouveau document appelé « ordre de réparation » et « devis » qui détaillera toutes les informations obligatoires précisées précédemment.

Une fois que la prestation a été exécutée et avant tout paiement par le consommateur, une facture doit être délivrée (dénommée « note ») en double exemplaire dont l’original est remis au consommateur. C’est une obligation pour le professionnel lorsque le prix de la prestation est supérieur ou égale à 25 € (TVA comprise). En dessous de ce seuil, la délivrance est facultative, hormis le cas où le consommateur en fait expressément la demande. Une fois que la prestation a été exécutée et avant tout paiement par le consommateur, une facture doit être délivrée (dénommée « note ») en double exemplaire dont l’original est remis au consommateur.

C’est une obligation pour le professionnel lorsque le prix de la prestation est supérieur ou égale à 25 € (TVA comprise).

En revanche, en dessous de ce seuil, la délivrance est facultative, hormis le cas où le consommateur en fait expressément la demande.

Retrouvez un modèle de barème

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  • Ce champ est masqué lorsque l‘on voit le formulaire.

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12 mai 2021 - Performance & Conseil en stratégie, Viticulture & Cognac

Vignoble cognaçais : comment se prémunir contre le risque gel ?

Temps de lecture 5 minutes

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Après un nouvel épisode de gel début avril 2021 sur la quasi-totalité des vignobles français, le risque resurgit à nouveau dans le vignoble cognaçais. Cela fait écho aux trop faibles récoltes de 2016 et 2017 ou 1991. Suite aux aléas de début avril et de début mai, les dégâts sont très hétérogènes, et les conséquences à anticiper au cas par cas.

Face à toute menace, il convient d’en apprécier l’impact, l’occurrence et l’intensité. Un risque qui semble peu probable et avec des incidences mineures pèsera moins lourd sur la pérennité d’une exploitation qu’un risque susceptible de se produire chaque année et qui anéantirait toutes les ressources d’une entreprise.

S’agissant du gel, la première conséquence évidente est une baisse du niveau de production. Cela peut être dommageable pour la filière, si elle venait à ne pas pouvoir répondre à la demande du marché. Le marché du Cognac, par chance, offre un cycle de commercialisation long, ce qui permet aux professionnels d’adapter l’offre et ainsi de maintenir leurs places sur le secteur des spiritueux.

Pour les exploitations, la diminution de la récolte est, en l’absence de dispositif compensateur, synonyme de baisse de chiffre d’affaires. Comment maintenir la stratégie d’investissement, de renouvellement dans ce contexte ? Comment assurer les ressources financières du foyer ?

Répondre à ces questions et assurer la pérennité de l’entreprise, revient à se demander comment se prémunir d’un risque ? La meilleure des solutions reste encore « l’évitement » : c’est-à-dire faire en sorte qu’il ne se produise pas, mais cela n’est pas toujours possible. Dans ce cas, il est possible de faire le choix de faire « assumer » le risque par l’entreprise, par exemple via de l’épargne liquide et disponible. Et enfin, « Déléguer » /externaliser est aussi une possibilité offerte par les assurances.

Si l’on en revient aux risques climatiques et, plus précisément, au risque de gel à Cognac, plusieurs outils existent :

Stratégie d’évitement

  • Les matériels de lutte : ils permettent, sous certaines conditions, de limiter le risque gel. Citons les tours antigel, éoliennes mobiles, chaufferettes à granulés, aspersion, micro-aspersion, etc. Ces moyens de lutte présentent des coûts non négligeables et peuvent nécessiter beaucoup de main d’œuvre.

Choix d’assumer

– Financièrement

  • Les placements financiers : ils permettent d’atténuer les pertes financières. Ce choix de gestion dépend de la possibilité et de la volonté du viticulteur d’arbitrer des excédents de trésorerie (au détriment de certains investissements) sur les bonnes années pour les affecter à la gestion du risque et ce, d’autant plus que les niveaux de réserves climatiques ont de la peine à se reconstituer. Notons que la stratégie de financement (auto financement ou emprunt) et prépondérante pour constituer des excédents, dits « trésor de guerre ».

– Par substitution de la récolte 

  • La réserve climatique : limitée à 10 hl ap/ha, elle peut permettre de couvrir les volumes grâce au déblocage d’EDV en réserve. Elle permet de « substituer » un déficit de récolte. Le rendement annuel commercialisable est une variable importante dans la possibilité ou non de constituer des réserves pour les viticulteurs.
  • Les stocks : ils peuvent aussi palier le risque et permettre de compenser les contrats engagés avec les négociants. Cet outil est bénéfique en période de marché porteur, il faudra aussi être vigilant aux répercussions sur les volumes de vente des années suivantes.

Choix de déléguer

  • L’assurance multirisque (gel, grêle, sécheresse) : subventionnée par l’Union Européenne, elle garantit une couverture financière grâce aux indemnités. Il faudra être attentif aux modalités d’évaluation des pertes et à la franchise. Bien qu’onéreuse, il convient aussi de relativiser son coût vis-à-vis de la couverture offerte. Comment mon exploitation peut-elle continuer à avancer si, sur une année, je n’ai pas de recettes, ou très peu ?

L’ensemble de ces outils peut faire partie intégrante de la stratégie globale de maîtrise des risques des viticulteurs et chaque choix aura une incidence différente. Il appartient aux exploitants d’utiliser ces solutions en toute conscience. Les conseillers Cerfrance sont là pour vous accompagner dans chacune de ces démarches, y compris dans l’anticipation (comment quantifier le risque) et les perspectives de couverture.

Les aides de la Région

La Région Nouvelle-Aquitaine vient de décider d’une enveloppe budgétaire pour l’indemnisation rapide des exploitations viticoles et arboricoles déjà en difficulté financière et touchées par l’épisode de gel des dernières semaines. Plusieurs critères devront être respectés pour avoir accès au dispositif (taux d’endettement, Trésorerie, EBE/produits brut, revenu disponible par unité de travail agricole non salarié).

Notre rédacteur Cerfrance Poitou-Charentes :

Alexandre VINCENT, conseiller d’entreprise
avincent@pch.cerfrance.fr
07 56 18 18 39

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11 mai 2021 - Information Cerfrance

Fonds de solidarité : L’aide du mois d’avril 2021

Temps de lecture 6 minutes

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Le fonds de solidarité se poursuit pour le mois d’avril 2021 et s’ouvre aux entreprises très récentes. Le montant des aides est sans modification par rapport au mois de mars 2021.

Décret 2021-553 du 5 mai 2021, JO du 6, texte 12

L’essentiel

Le fonds de solidarité se poursuit pour le mois d’avril 2021.

Les entreprises ayant débuté leur activité avant le 31 janvier 2021 peuvent bénéficier de l’aide du mois d’avril 2021.

Les montants des aides au titre du mois d’avril 2021 sont identiques à ceux applicables en mars 2021.

La demande d’aide du mois d’avril 2021 doit être faite au plus tard le 30 juin 2021.

Le régime de l’aide pour les mois de mai et juin a fait l’objet d’une première annonce par Bruno Le Maire.

Poursuite de l’aide en avril 2021

Les catégories d’entreprises aidées

Pour rappel, depuis le mois de mars 2020, les entreprises touchées par la crise sanitaire peuvent bénéficier d’une aide de l’État destinée à compenser leur perte de chiffre d’affaires.

Différents régimes existent selon la situation et l’activité de l’entreprise, à savoir :

-les entreprises qui ont fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public durant tout le mois considéré ;

-les entreprises qui ont fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public une partie du mois considéré ;

-les entreprises des secteurs particulièrement impactés par la crise (secteurs S1 listés à l’annexe 1 du décret 2020-371 du 30 mars 2020) ;

-les entreprises exerçant une activité connexe à ces secteurs particulièrement impactés par la crise (secteurs S1 bis listés à l’annexe 2 du décret 2020-371 du 30 mars 2020) ;

-les commerces situés dans une commune support d’une station de ski (la liste de ces communes figure à l’annexe 3 du décret 2020-371 du 30 mars 2020) ;

-les magasins des centres commerciaux fermés d’une surface de plus de 10 000 mètres carrés ;

-les commerces situés dans certaines régions d’outre-mer ;

-et, le cas échéant, les entreprises des autres secteurs de moins de 50 salariés.

Le décret du 5 mai 2021 prolonge le dispositif d’aide au titre du mois d’avril 2021 pour l’ensemble des entreprises éligibles.

Dirigeants salariés. Les entreprises dont les dirigeants majoritaires sont titulaires, le 1er avril 2021, d’un contrat de travail à temps complet sont exclues du régime de l’aide, sauf si leur effectif salarié annuel est supérieur ou égal à un (décret 2020-371 du 30 mars 2020, art. 3-26, I et II).

Ouverture de l’aide aux entreprises créées en janvier 2021

Seules les entreprises ayant débuté leur activité avant le 31 décembre 2021 pouvaient bénéficier de l’aide de l’État jusqu’en mars 2021.

Pour l’aide au titre du mois d’avril 2021, sont également éligibles au dispositif les entreprises créées avant le 31 janvier 2021 (décret 2020-371 du 30 mars 2020, art. 3-26, I-A et II-A).

Montant de l’aide

Perte de chiffres d’affaires

La subvention accordée par l’État est destinée à compenser la perte de chiffre d’affaires que l’entreprise subit au cours du mois d’avril 2021.

Pour les entreprises ayant fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public, soit totale, soit partielle au titre du mois considéré, cette perte doit être au minimum de 20 %.

Pour l’ensemble des autres entreprises éligibles, la perte de chiffre d’affaires doit être d’au moins 50 % (décret 2020-371 du 30 mars 2020, art. 3-26, I-A et II-A).

La perte de chiffre d’affaires est définie comme la différence entre, d’une part, le chiffre d’affaires réalisé au cours du mois d’avril 2021 et, d’autre part, le chiffre d’affaires de référence (décret 2020-371 du 30 mars 2020, art. 3-24, IV).

Le chiffre d’affaires de référence est déterminé en fonction de la date de création de l’entreprise, comme indiqué dans le tableau qui suit.

tableau-date-de-creation-entreprise

Entreprises fermées au public. S’agissant des entreprises ayant fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public au titre du mois d’avril 2021, que ce soit d’une manière ininterrompue ou au cours d’une ou plusieurs périodes durant ce mois, le montant du chiffre d’affaires diffère selon la situation visée :

-pour le calcul de la perte de chiffre d’affaires relative à l’éligibilité de l’entreprise à l’aide, le chiffre d’affaires du mois d’avril 2021 doit tenir compte des recettes réalisées sur les activités de vente à distance, avec retrait en magasin ou livraison, ou sur les activités de vente à emporter. Pour rappel, cette perte doit être au minimum de 20 % (décret 2020-371 du 30 mars 2020, art. 3-26, I-A) ;

-en revanche, pour le calcul de la perte de chiffre d’affaires déterminant le montant de l’aide, le chiffre d’affaires du mois d’avril 2021 n’intègre pas les recettes réalisées sur les activités de vente à distance, avec retrait en magasin ou livraison, ou sur les activités de vente à emporter (décret 2020-371 du 30 mars 2020, art. 3-26, IV).

Calcul du montant

Le calcul de l’aide au titre du mois d’avril 2021 est identique à celui de l’aide du mois de mars 2021.

Les montants des aides selon chaque secteur d’activité sont rappelés dans le tableau ci-après, étant précisé qu’une entreprise ne peut pas cumuler plusieurs aides au titre du fonds de solidarité (décret 2020-371 du 30 mars 2020, art. 3-26, I-G).

tableau-montant-aide-avril-2021

Formulation de la demande d’aide

La demande d’aide s’effectue par voie dématérialisée au plus tard le 30 juin 2021 (décret 2020-371 du 30 mars 2020, art. 3-26, V).

L’évolution du fonds de solidarité

Lors d’une allocution, le 3 mai 2021, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance a annoncé les grandes lignes de l’évolution du fonds de solidarité pour les mois de mai et de juin 2021.

En ce qui concerne le mois de mai 2021, les aides au titre du fonds de solidarité se poursuivraient dans leur intégralité malgré une réouverture partielle de certains commerces à partir du 19 mai prochain.

En ce qui concerne le mois de juin 2021, le régime du fonds de solidarité serait adapté pour inciter les entreprises à rouvrir leurs commerces au public. La condition de la perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 % serait ainsi supprimée pour les hôtels, cafés, restaurants et les entreprises du secteur de la culture et de l’événementiel.

Il s’agit à ce stade d’une annonce. Ces changements sur le régime du fonds de solidarité devront être confirmés par un nouveau décret, dont nous rendrons compte dès sa publication.

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07 mai 2021 - Artisans du btp, Comptabilité & Conseil en gestion

Utilité du tableau de bord de gestion pour un artisan du bâtiment

Temps de lecture 2 minutes

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Aurélien Coq, Conseiller d’entreprise Cerfrance, nous explique la nécessité d’un tableau de bord pour un artisan du bâtiment pour le développement de son entreprise.

A quel moment et quand rembourser mon prêt garanti par l’Etat ? Quels sont mes leviers pour maintenir les emplois dans mon entreprise ? Comment parvenir à augmenter ma rémunération ? Comment répercuter la flambée des prix des matériaux sur mes devis ?

L’utilisation d’un Tableau de Bord synthétique permet de répondre à toutes ces questions que se posent un chef d’entreprise dans l’artisanat du bâtiment. Cet outil permet d’aider le gérant d’une entreprise à se projeter sur le chiffre d’affaires à réaliser pour planifier le remboursement des emprunts, assurer la pérennité des emplois de ses salariés, payer les charges de fonctionnement telles que les frais de déplacement (restauration, essence, péage…), le budget de communication (référencement du site internet), les assurances ou encore les prévoyances.

Avec le contexte actuel, l’utilisation d’un tableau de bord est d’autant plus nécessaire. En effet, les tensions économiques entre la Chine et les Etats-Unis ont augmenté le prix des matières premières et les délais d’approvisionnement dans le secteur du batiment. Afin d’anticiper et de piloter au mieux son activité, il est recommandé de faire le point avec son conseiller au moins une fois par trimestre ou par semestre.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le tableau de bord, vous pouvez contacter un conseiller Cerfrance.

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05 mai 2021 - Information Cerfrance

Prime Macron : précision sur les modalités de versement de la prime 2021

Temps de lecture 1 minute

Dans la continuité de la prime Macron mise en place en 2018, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance et le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion ont suggéré aux partenaires sociaux de reconduire la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat. Cette prime est défiscalisée dans la limite d’un plafond de 1 000 euros pour les salaires étant au maximum 3 fois supérieur au SMIC.

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05 mai 2021 - Comptabilité & Conseil en gestion

Report du paiement des factures : dispositif mis en place pour la seconde fois

Temps de lecture 6 minutes

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Décret 2021-474 du 20 avril 2021, JO du 21, texte 3

L’essentiel

Le paiement des factures d’eau, de gaz et d’électricité exigibles depuis le 17 octobre 2020 peut être reporté.

Seules les petites entreprises peuvent bénéficier de ce report.

Le report suppose que l’entreprise ait perdu au moins 50 % de son chiffre d’affaires au mois de novembre 2020.

Une déclaration sur l’honneur ainsi que des pièces justificatives sont à fournir pour obtenir le report.

Lors de la première vague de l’épidémie de covid-19, le gouvernement a permis aux petites entreprises les plus touchées par la crise de reporter le paiement de leurs factures d’eau, de gaz et d’électricité.

En raison de la recrudescence de l’épidémie, la loi 2020-1379 du 14 novembre 2020 a, une nouvelle fois, ouvert cette possibilité aux personnes physiques et morales de droit privé exerçant une activité économique affectée par une mesure de police administrative, pour les factures exigibles et non encore acquittées depuis le 17 octobre 2020.

En outre, la loi a interdit aux fournisseurs d’eau, de gaz et d’électricité d’interrompre, de suspendre ou de réduire la distribution d’eau, de gaz et d’électricité et la puissance d’électricité distribuée en cas de non-règlement des factures.

Un décret devait encore fixer les critères d’éligibilité au dispositif, ainsi que les conditions dans lesquelles les entreprises doivent effectuer la demande de report de paiement. Ce décret est finalement paru au Journal officiel du 21 avril 2021.

Remarques

  • Précision. L’article 14 de la loi 2020-1379 du 14 novembre 2020 a prévu un mécanisme de report de paiement des loyers, des charges locatives et des factures d’eau et d’énergie. Un premier décret 2020-1766 du 30 décembre 2020, a fixé les conditions d’application de cet article 14, sans exclure les V et VI relatifs aux factures d’eau et d’énergie, de sorte que, à la lettre, il s’appliquait aux demandes de report de paiement de ces factures. Près de 4 mois plus tard, intervient le décret 2021-474 du 20 avril 2021 applicable spécifiquement aux V et VI de l’article 14 de la loi 2020-1379. Il constitue donc le texte de référence pour les demandes de report de paiement des factures d’eau et d’énergie.
  • Sort des factures reportées lors de la première vague. Les factures échues entre le 12 mars et le 10 septembre 2020 ont pu faire l’objet d’un report de paiement grâce au premier dispositif mis en place au printemps dernier. Si, aujourd’hui, ces factures n’ont toujours pas été honorées, les fournisseurs d’énergie peuvent accorder de nouveaux reports, mais, ainsi que le précise la notice explicative accompagnant le décret du 20 avril 2021, ils n’y sont pas tenus.

Report à priori possible jusqu’au 1er août 2021

La date de fin du report de paiement des factures d’eau, de gaz et d’électricité ne pourra excéder 2 mois après la date de fin de la mesure de police administrative, lorsque celle-ci est connue. Si cette date n’est pas connue, la date de fin ne pourra alors excéder 2 mois après la date la plus tardive entre (décret art. 3, I) :

  • la fin de l’état d’urgence sanitaire (aujourd’hui fixée au 1er juin 2021) ;
  • la fin de la période mentionnée au I de l’article 1er de la loi 2020-856 du 9 juillet 2020 (aujourd’hui fixée au 1er avril 2021).

En pratique, le report ne peut donc, pour l’instant, aller au-delà du 1er août 2021.

Les entreprises éligibles

Critères d’éligibilité :

Les entreprises exerçant une activité économique affectée par une mesure de police administrative et pouvant bénéficier du report de paiement de leurs factures sans risquer de sanctions doivent remplir les critères suivants (décret art. 1er, I) :

  • un effectif inférieur ou égal à 50 salariés ;
  • un montant de chiffre d’affaires constaté lors du dernier exercice clos inférieur à 10 M€ ou, pour les activités n’ayant pas d’exercice clos, un montant de chiffre d’affaires mensuel moyen inférieur à 833 333 € ;
  • une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 % au titre du mois de novembre 2020.

Ces critères sont à prendre en considération au premier jour où la mesure de police administrative s’est appliquée (décret art. 1er, V).

Pour bénéficier du dispositif, les associations doivent remplir les conditions susvisées et employer au moins un salarié (décret art. 1er, IV).

L’appréciation de la perte du chiffre d’affaires

La perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 % durant la période comprise entre le 1er novembre 2020 et le 30 novembre 2020 doit équivaloir à la différence entre, d’une part, le chiffre d’affaires au cours du mois de novembre 2020 et, d’autre part (décret art. 1er, II) :

  • le chiffre d’affaires durant la même période de l’année précédente ;
  • ou, si l’entreprise le souhaite, le chiffre d’affaires mensuel moyen de l’année 2019 ;
  • ou, pour les entreprises créées entre le 1er juin 2019 et le 31 janvier 2020, le chiffre d’affaires mensuel moyen sur la période comprise entre la date de création de l’entreprise et le 29 février 2020 ;
  • ou, pour les entreprises créées entre le 1er février 2020 et le 29 février 2020, le chiffre d’affaires réalisé en février 2020 et ramené sur un mois ;
  • ou, pour les entreprises créées après le 1er mars 2020, le chiffre d’affaires mensuel moyen réalisé entre le 1er juillet 2020, ou à défaut la date de création de l’entreprise, et le 30 septembre 2020.

Précisons que les entreprises ayant fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public n’ont pas à prendre en compte, dans le calcul du chiffre d’affaires du mois de novembre 2020, les activités de vente à distance avec retrait en magasin ou livraison (décret art. 1er, III).

Une déclaration à remplir

Pour bénéficier du report, les entreprises doivent attester de leur situation en produisant une déclaration sur l’honneur qu’elles remplissent bien les conditions d’éligibilité (décret art. 2, al. 1er).

Elles précisent dans cette déclaration :

-le type d’établissement recevant du public dont elles relèvent ;

-la date de fin de la mesure de police administrative qui leur est appliquée, lorsque celle-ci est connue (les entreprises sont tenues de notifier cette date aux fournisseurs dès qu’elles en ont connaissance).

La déclaration peut être accompagnée de tout document comptable, fiscal ou social permettant de justifier de leur éligibilité au dispositif. En outre, la perte de chiffre d’affaires au titre du mois de novembre 2020 doit être établie sur la base d’une estimation (décret art. 2, al. 2).

Les entreprises éligibles au fonds de solidarité peuvent justifier de leur situation en présentant l’accusé-réception du dépôt de leur demande au titre du mois de novembre 2020, accompagné de tout document comptable ou fiscal permettant de justifier qu’elles ne dépassent pas le niveau de chiffre d’affaires mentionné plus haut (décret art. 2, al. 3).

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30 avril 2021 - Comptabilité & Conseil en gestion, Viticulture & Cognac

Maîtrise du coût de production

Temps de lecture 4 minutes

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Adapter sa stratégie à moyen/long terme

La rentabilité économique des producteurs de cognac s’est considérablement améliorée depuis une dizaine d’année, portée par une augmentation du cours des eaux-de-vie et des rendements autorisés.

Une étude de groupe, menée par les conseillers du territoire Cognac-Saintonge, met également en évidence que les coûts de production ont considérablement augmenté. De plus, à court et moyen terme, les exploitants vont être confrontés à de nouveaux enjeux et ces derniers peuvent impacter de manière significative la rentabilité économique. Ces changements nous poussent à croire que maîtriser le coût de production est primordial pour mieux anticiper les évolutions à venir.

Un coût de production qui progresse

Selon l’étude de groupe, le coût de production en vin a augmenté de 3 000 €/ha sur la période 2008-2018. Cette progression est portée par trois postes de charge : la mécanisation, le foncier et la main d’œuvre salariale. Une conjoncture et une politique de subventions favorable ont permis aux producteurs de mener à bien leurs projets (développement, mise aux normes etc.).

On constate que la stratégie dominante des viticulteurs est la maximisation du rendement plutôt que la maîtrise des coûts. Faute de boule de cristal, on ne peut pas prévoir l’évolution des coûts de production, mais leur augmentation, associée à une baisse du marché pourrait remettre en question la bonne rentabilité de ces dernières années.

De nouveaux enjeux : quels impacts économiques ?

La conjoncture économique à une forte influence sur la rentabilité. Bien qu’ils ne puissent pas maîtriser les aléas de la conjoncture (rendements, cours), les viticulteurs peuvent piloter leurs coûts de production dans le temps. Simuler les impact d’une baisse de marché permettra d’évaluer la résilience de l’exploitation face à une crise.

Les nouvelles normes et attentes agro-environnementales permettent de diminuer les impacts environnementaux. Cela nécessite des investissements (désherbage, pulvérisation, plateforme de lavage) et l’adaptation à de nouvelles pratiques. Outre les économies en intrants, on observera probablement des surcoûts via les postes mécanisation et main d’œuvre. Une approche par les coûts peut être utile pour anticiper les conséquences économiques. Et être à même de les absorber.

L’agrandissement et le renouvellement des surfaces sont aussi des charges à surveiller, d’autant plus qu’il n’existe pas ou peu d’économies d’échelles. Les coûts de plantation sont d’environ 20 000 €/ha, comprenant les fournitures, la main d’œuvre et les coûts annexes (données BNIC). Pour les exploitations dont la stratégie est de planter et renouveler massivement, il faudra être attentif au poste de charges foncier.

Les aléas climatiques peuvent être maîtrisés grâce à plusieurs outils (réserve climatique, assurances, stocks…). Or, de nouveaux matériels de lutte se développent (filets anti grêle, tours antigel) avec des coûts à l’hectare importants, qui impacteront le poste mécanisation.

Adapter sa stratégie : Rendement/Coûts/Commercialisation

L’intérêt de l’approche par les coûts de production est d’analyser les postes de charges par rapport à une moyenne de référence et dans le temps. Le seuil de commercialisation (en hl ap/ha) est aussi un indicateur pertinent pour mettre en relation rendement et trésorerie.

En conclusion,

Il convient de retrouver les bons réflexes, surtout dans un contexte incertain, on l’a vu récemment avec la crise sanitaire par exemple.

Connaître son coût de production et le seuil de commercialisation permet de mieux anticiper les évolutions et adapter ses choix stratégiques. Cette approche peut permettre de soulever certaines pistes d‘adaptation et d’atteindre le délicat juste milieu entre réduire les coûts, maintenir le potentiel de rendement et mener à bien les projets.

Alexandre VINCENT – Conseiller d’entreprise à Cerfrance Poitou-Charentes

Article issu d’UGVC janvier 2021.

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23 avril 2021 - Commerçants HCR & services, Comptabilité & Conseil en gestion

Utilité du tableau de bord pour un salon de coiffure indépendant

Temps de lecture 2 minutes

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Cerfrance Poitou-Charentes accompagne ses clients des métiers de la coiffure et de la beauté dans la gestion et le développement de leur salon. Aurélien Coq, Conseiller d’entreprise Cerfrance, nous explique la nécessité d’un tableau de bord pour un salon de coiffure indépendant.

Le chef d’entreprise peut se poser de nombreuses questions en termes de gestion : A quel moment et quand rembourser mon prêt garanti par l’Etat ? Quels sont mes leviers pour maintenir les emplois dans mon entreprise ? Comment réussir à augmenter ma rémunération ? Comment augmenter le panier moyen de mes clients ?

Pour Aurélien Coq « L’utilisation d’un Tableau de Bord synthétique et adapté aux besoins du client permet de répondre à ces questions. Cet outil peut aider le gérant d’un salon à se projeter sur le chiffre d’affaires à réaliser pour planifier le remboursement des emprunts, assurer la pérennité des emplois de ses salariés, payer les charges de fonctionnement comme les loyers, le budget communication et les assurances. Il est d’autant plus nécessaire dans ce contexte sanitaire exceptionnel. Il est recommandé qu’au moins 1 fois par trimestre ou par semestre, le gérant d’un salon fasse le point sur le pilotage de son activité avec son conseiller. »

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Le conseiller Cerfrance est là pour aider son client à définir les leviers de réussite spécifiques à son entreprise afin d’augmenter son chiffre d’affaires et d’améliorer sa performance. Plusieurs axes de travail peuvent être recommandés comme l’augmentation des prix de vente, l’évolution des ventes de produits capillaires, une meilleure gestion des stocks, l’augmentation des tranches horaires d’ouverture ou encore la maîtrise des charges de fonctionnement. Selon le diagnostic réalisé et à l’aide des indicateurs de gestion, le conseiller établit un plan d’action et le suit avec son client pour améliorer la rentabilité du ou des salons dans la durée.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez contacter un conseiller Cerfrance spécialisé dans les métiers de la coiffure et de la beauté. 

Cerfrance Poitou-Charentes

Aurélien Coq, Conseiller d’entreprise 

acoq@pch.cerfrance.fr Tél. : 05 49 76 45 45

240 clients des métiers de la Coiffure et de la Beauté
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23 avril 2021 - Comptabilité & Conseil en gestion

Quelles sont les aides à la transition pour une mobilité propre ?

Temps de lecture 3 minutes

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La transition écologique est une évolution vers un nouveau modèle de développement durable, soucieux des enjeux environnementaux. Elle repose sur l’adaptation de nos façons de produire, consommer et fonctionner. Chaque entreprise peut en être actrice, mais cela peut engendrer des coûts ou des investissements supplémentaires. Se pose alors la question de leurs financements.

Diverses mesures ont été mises en place pour “verdir” la politique budgétaire et fiscale : des financements publics sont inscrits en loi de finances et il existe une fiscalité environnementale destinée à alimenter ces budgets (taxes intérieures de consommation sur les énergies, etc.).
Si certains dispositifs dépassent le champ de l’entreprise (aménagement des territoires, équipements routiers, enseignement, etc.), d’autres peuvent devenir très concrets pour une petite entreprise artisanale, commerciale ou libérale. Attardons-nous sur le cas des véhicules, souvent indispensables à votre activité. Les aides à la mobilité propre encouragent le remplacement de vieux véhicules par de nouveaux modèles moins polluants et comportent :

1. La prime à la conversion

Elle suppose de mettre au rebut un vieux véhicule (immatriculé avant 2006 en essence et avant 2011 en diesel), et d’acquérir un véhicule neuf ou d’occasion moins polluant. Elle peut atteindre 3 000 € pour un véhicule thermique et 5 000 € pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable. Des conditions de revenu et d’émission de CO2 conditionnent son montant.

2. Le bonus écologique

Il peut atteindre 7 000 € pour l’achat d’un véhicule propre neuf, électrique, hybride rechargeable ou fonctionnant à l’hydrogène, émettant moins de 20 g de CO2/km.

Ces aides concernent l’achat ou la location longue durée (plus de 2 ans) de voitures particulières ou camionnettes de moins de 3,5 t de PTAC.

À l’inverse, l’achat d’un véhicule neuf peut supporter un malus écologique, compris entre 50 (à partir de 138 g de CO2/km) et 20 000 € (à partir de 213 g de CO2/km) : plus le modèle est émetteur de CO2, plus le malus augmente.

D’autres mesures pénalisent les véhicules les plus polluants : taxe sur les
véhicules de société ou limitation des amortissements des voitures particulières sont liées aux émissions de CO2. La prise en compte du caractère polluant du véhicule aura un impact sur votre fiscalité et donc sur votre revenu.

Si vous prévoyez de renouveler un véhicule, raisonner sa source d’énergie et son modèle en fonction de vos besoins et de ces aides peut vous permettre de concilier maîtrise de vos coûts d’investissement et action en faveur de l’environnement.

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Focus sur l’ADEME*, agence de la transition écologique

Si vous avez un projet comportant une dimension relative à la transition écologique, tournez-vous vers l’ADEME, qui peut intervenir sur :

  • les diagnostics, audits ou études de faisabilité des projets (prévention et gestion des déchets, performance environnementale des produits et services, méthanisation, intégration d’énergies renouvelables…) ;
  • les investissements, par subvention (recyclage, réduction des déchets…). Les programmes, critères d’éligibilité et possibilités de subventions dépendent de la région dans laquelle vous vous trouvez,
    il faut vérifier l’éligibilité de votre projet.

*ADEME : établissement public sous tutelle du ministère de la Transition écologique et solidaire et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Emmanuel Grange, conseiller d’entreprise

Article issu du magazine Cerfrance « Gérer pour Gagner » Novembre Décembre 2020 Janvier 2021 – Retrouvez l’intégralité du magazine dans votre espace client.

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22 avril 2021 - Information Cerfrance, Métiers du cheval

Seconde aide pour les établissements équestres recevant du public

Temps de lecture 1 minute

Une deuxième aide exceptionnelle aux établissements équestres recevant du public vient d’être officialisée. Elle reconduit le dispositif déjà obtenu par la Fédération Française d’Équitation lors du premier confinement.

Cette aide, d’une valeur de 8 millions d’euros venant s’ajouter aux 13,5 millions de la première est indépendante des aides de droit commun (de celle du fonds de solidarité par exemple).

Les conditions d’éligibilité demeurent similaires à celles du premier confinement et correspondent au confinement de novembre 2020.

Cette aide forfaitaire est de 60 euros par équidé, dans la limite des 30 premiers équidés pour les établissements propriétaires ou détenteurs d’équidés destinés à la pratique d’activités physiques et sportives. Toutes les demandes doivent être faites avant le 1er mai 2021.

Pour demander cette aide :

  • Procédure simplifiée pour les personnes ayant déjà sollicité l’aide lors du premier confinement, un mail leur a été communiqué indiquant les modalités à suivre.
  • Formulaire à remplir pour les nouveaux demandeurs accessible via la plateforme de l’IFCE.

Source : Fédération Française d’Equitation